GIFI emporte Tati

« Un PSE à un niveau très élevé, inédit pour une société en redressement judiciaire »

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27 juin 2017

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Le sort de l’enseigne fondée par Jules Ouaki en 1948 est scellé. La décision est tombée lundi à 15h00 : le groupe Gifi (GPG) reprend Tati. La décision concerne l’ensemble du groupe Agora Distribution, placé en redressement judiciaire le 4 mai, qui regroupe Tati, Giga Store, Fabio Lucci et Degrif’Mania – au total 140 magasins et 1.754 salariés.

Après une dernière mobilisation lundi 19 juin, devant le tribunal de commerce de Bobigny, les salariés de Tati sont fixés, c’est la proposition du groupe GPG, présidé par le fondateur des magasins Gifi, Philippe Ginestet qui a été retenue. L’offre GPG considérée comme la « mieux-disante socialement » s’accompagnera de la création d’une cellule de reclassement pour les licenciés. Gifi a prévu de reprendre 1428 emplois directs, 109 magasins et 24 franchisés sous l’enseigne Tati. La CFDT, la CFTC et l’Unsa avaient soutenus sans retenue cette option. La CGT, de son côté, avait refusé de se prononcer  face à l’hypothèse au possible refus de l’Autorité de la concurrence pour  la reprise de 30 magasins ainsi que de l’avenir du vaisseau mère, le magasin de Barbés.

Les élus CGT du groupe Eram et la Fédération CGT Commerce et services ont mené, depuis plusieurs mois, le combat pour la sauvegarde de l’emploi des 1 700 salariés de Tati, refusant de signer l’accord majoritaire présenté le 26 mai, allant jusqu’à interpeller le Président Macron qu’elle considère que le seul responsable du plan social.

La CGT a obtenu l’amélioration des offres de reprise, un engagement du groupe Eram (autre marque du groupe) à prendre en charge le reclassement interne à injecter 1 million d’euros dans le PSE. Ainsi, les 260 salariés licenciés bénéficieront au-delà des mesures légales, d’un CSP qui permettra de maintenir leur rémunération à près de 95%sur un an, d’indemnités supra-légales (en moyenne 10.000 euros par salarié), et d’un budget individuel d’accompagnement (8.000 euros).

« Aujourd’hui, il y aura 260 licenciements, c’est bien sûr trop, mais ce que nous avons obtenu grâce à la mobilisation des salariés et des représentants du personnel, c’est un PSE à un niveau très élevé, inédit pour une société en redressement judiciaire »,

déclare Thomas Hollande l’avocat des Tati à la Tribune.

 

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