Teletravail

Arrêts maladie : le télétravail comme remède ?

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29 novembre 2018

Temps de lecture : 2 minutes

Le Premier ministre a annoncé qu’il était ouvert au télétravail pour freiner l’augmentation des arrêts maladie, notamment pour une reprise en douceur après une longue absence. Une idée contestée par la secrétaire générale de la CGT cadres dans une interview à nvo.fr.

Le Premier ministre Édouard Philippe a missionné en septembre 2018 des experts pour lui faire des propositions pour freiner l’augmentation du coût des arrêts maladie. Et selon un document de travail consulté par l’AFP, les trois experts envisagent le télétravail comme une des « alternatives à l’arrêt de travail court » si le médecin prescripteur juge le télétravail adapté à l’ « état du patient » . Il pourrait à l’avenir cocher une nouvelle case sur l’avis d’arrêt de travail. Mais cette solution pourrait aussi être utilisée dans le cadre de « certains arrêts longs  » , si les pathologies sont « compatibles avec la poursuite de l’activité  » . Mais on peut légitimement se demander comment un médecin pourrait prescrire du télétravail alors qu’il ne connaît pas en détail le métier du salarié, ni si les conditions sont remplies au domicile pour exercer les tâches prescrites (bureau, connexion internet, notamment). Par ailleurs, c’est faire peu de cas d’une forte évolution des arrêts maladie consécutifs à de mauvaises conditions de travail.

Enfin, selon la secrétaire générale de l’Ugict-Cgt, (l’union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT),  « le télétravail est un facteur de stress comme en atteste un rapport de l’Organisation Internationale du Travail. 42 % des télétravailleurs dans le monde ressentent un niveau de stress plus élevé contre 25 % des salariés qui exercent à l’entreprise. Le télétravail n’est donc sans doute pas la panacée qu’on nous présente.« 

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