Bercy a encore cédé au lobby bancaire !

Surprise, surprise !

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4 septembre 2018

Temps de lecture : 3 minutes

Les fédérations CGT Finances et Banques assurances ont défendu au mois de juillet à Bercy le plafonnement global des frais bancaires relatifs aux incidents de paiement. Cette revendication concerne les particuliers détenteurs du forfait spécifique « clientèle fragile » mais aussi les professionnels.

Elles ont rappelé que l’offre spécifique pouvait être stigmatisante pour les usagers des banques (contrôle du solde avant toute opération par carte bancaire, interdiction de découvert…)

Les organisations ont demandé un renforcement des moyens de l’ACPR (autorité de contrôle prudentiel et de résolution).

Qui mieux que l’organe de contrôle de la Banque de France pour vérifier que le droit au compte est respecté par les banques (ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui où il est plus facile d’ouvrir un compte dans un bureau de tabac que d’obtenir de sa banque le lettre de refus d’ouverture de compte comme le prévoit la loi)

Le ministre plaide aujourd’hui pour un plafonnement global de 200€ pour les détenteurs du forfait spécifique « clientèle fragile » des particuliers ;

On pourrait se dire que c’est un premier pas. Mais c’est encore une mesure qui exclue la majorité des personnes concernées, le forfait spécifique ne concerne que 350000 clients toutes banques confondues.

Le ministre annonce un objectif de 30 % de bénéficiaires supplémentaires de l’offre spécifique pour 2019. Il sera nécessaire de former les salarié.es en relation directe avec les particuliers.

Le lobby bancaire a mis toute son énergie pour bloquer un plafonnement pour l’ensemble de la clientèle concernée.  Rappelons que les frais pour incidents bancaires représentent 6.5 milliards d’€ de revenus pour les banques (source UNAF et institut nationale de la consommation). Un revenu dégageant 75 % de marge bénéficiaire pour les banques mais une perte importante de pouvoir d’achat pour les clients concernés.

Le ministre a déclaré lors de la conférence de presse, faire confiance aux bonnes pratiques des banques. Il est important de rappeler que chaque banque détermine le niveau de « fragilité » de ses clients.

La CGT demande au ministère de revoir sa copie pour étendre le plafonnement à toutes et tous, particuliers comme professionnels.

Pour résoudre en grande partie, cette question des incidents bancaires il est urgent d’augmenter les salaires, pensions, allocations. Et ce n’est malheureusement pas le chemin emprunté par le gouvernement.

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