évasion fiscale

Capgemini fête l’élection du nouveau Président de la République en Assemblée générale

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10 mai 2017

Temps de lecture : 2 minutes

Mercredi 10 mai, les actionnaires du groupe Capgemini, réunis en Assemblée générale vont voter afin de faire passer le groupe d’une société française, en société européenne, rendant ainsi possible l’évasion fiscale.

Pourtant Capgemini a touché 190 millions d’euros d’aides publiques en 3 ans (CIR + CICE) avec dans le même temps un milliard d’euros de bénéfices réalisés par an.

Macron, Président du CAC 40

La direction du groupe Capgemini doit se réjouir :  celui qui a mis en place le CICE vient d’être élu Président de la République Française. Capgemini va donc pouvoir continuer à délocaliser et à rétribuer toujours plus les actionnaires et dirigeants du groupe, grâce aux financements publics et à ses salariés.

Le groupe Capgemini c’est :

  • 190 millions d’euros d’aides publiques en 3 ans (CIR + CICE).
  • 1 milliard d’euros de bénéfices par an.
  • 0 euro d’impôt en France en 2016.
  • Pour ses actionnaires : 230 millions d’euros de dividendes et 340 millions d’euros pour le rachat d’actions et les détruire (buyback) en 2016.
  • Pour ses 25 dirigeants : + 17 % (5,2 millions d’euros), soit 17 000 euros par mois d’augmentation en 2016.
  • • Pour ses salariés : + 0,1 %, soit 3,8 euros brut par mois d’augmentation.

Travailler plus pour la finance

Selon son programme, Emmanuel Macron propose « Une baisse de charges fiscales socialement juste et économiquement efficace » pour « Concilier les attentes des salariés, des dirigeants et des actionnaires ». Emmanuel Macron serait-il le Président du : « Travailler plus pour la finance » ? La CGT Capgemini s’opposera fermement à ce que les efforts demandés aux salariés et les aides publiques, qui générent de la croissance et de l’emploi, servent seulement à récompenser la finance et ses dirigeants.

La CGT Capgemini sera présente lors de l’Assemblée générale du groupe mercredi 10 mai pour dénoncer ce détournement d’argent public permis par l’État Français au profit des sociétés du CAC 40 et demander une meilleure répartition des richesses au sein des entreprises.

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