@Observatoire des multinationales
Les capitales comme Paris et Bruxelles n’ont pas le monopole du lobbying. De nombreuses grandes entreprises renforcent leurs stratégies d’influence à l’échelle locale avec l’aide de cabinets spécialisés comme Stan. Obtenir un marché public, implanter un projet, trouver des alliés pour une stratégie d’influence nationale… Les objectifs sont multiples. L’approche des élections municipales des 15 et 22 mars met en effervescence ce secteur insuffisamment encadré, qui échappe encore largement aux regards du public et des médias. Enquête.
De quoi le Doliprane est-il le nom ?
L’annonce par le groupe Sanofi qu’il était entré en négociations exclusives avec le fonds CD&R pour lui revendre ses activités dans les médicaments sans ordonnance – dont la célèbre petite boîte jaune du Doliprane – a suscité un tollé général qui était éminemment prévisible.
L’Observatoire des multinationales s’associe à la parution d’un rapport qui se penche sur l’origine de la richesse et de la fortune des milliardaires et multinationales présents à Davos, et argumente que la concentration croissante de l’économie et les positions de monopoles y sont pour beaucoup. Il montre notamment que les plus grosses multinationales, depuis les GAFAM jusqu’à LVMH, ont des taux de marges beaucoup plus élevés que les autres, et que ces marges ont augmenté ces trois dernières années.
Des ministres qui rejoignent des multinationales, des députés qui deviennent lobbyistes ou inversement, des hauts fonctionnaires qui se mettent au service d’intérêts économiques qu’ils étaient chargés de réguler…
Enquête sur le grand brouillage des frontières entre public et privé.
Les derniers chiffres du CAC40 confirment une tendance de long terme à l’accaparement des richesses par les actionnaires et les dirigeants au détriment de l’emploi en France. Cette tendance prend une forme exacerbée au sein d’une poignée de groupes comme TotalEnergies, LVMH ou BNP Paribas, qui concentrent l’essentiel des profits, dividendes et rachats d’actions du CAC40. Nouvelle note d’analyse de l’Observatoire des multinationales.
Les think tanks sont devenus des acteurs majeurs du débat politique, mais leurs liens privilégiés avec le monde des affaires et l’absence d’une régulation adéquate contre les abus en font aussi des véhicules de lobbying particulièrement commodes. Nouveau rapport de l’Observatoire des multinationales.