Respect de la loi SRU, sauvegarde des bourses du travail : l’appel de la CGT pour les municipales #Élections
Pour parler des revendications de la CGT et informer les travailleurs et les travailleuses sur les élections à venir dans les très petites entreprises du 25 novembre au 9 décembre, les militants de l’union départementale CGT 85 ont choisi de prendre le large et de s’afficher au Vendée Globe.
La professeure d’économie à Sciences-Po a contribué à l’élaboration du programme économique du Nouveau Front populaire. Elle réclame l’instauration d’un vote et alerte sur «l’urgence» à proposer un nom avant le 18 juillet pour ne pas voir Emmanuel Macron «capturer la victoire» de la gauche.
Avec le retournement spectaculaire dans l’ordre d’arrivée des partis entre le premier et second tour, les résultats des élections législatives resteront un moment inédit de l’histoire politique de la Ve République.
Historique, l’élan populaire qui a permis la victoire du Nouveau front populaire. Mais historique aussi, le score du Rassemblement national à une élection législative. Après la surprise et le soulagement, les éditorialistes s’inquiètent d’une société en souffrance et fragmentée, sur laquelle prospère le vote pour l’extrême droite.
Faire campagne pour la première fois, dans l’urgence. Seuls ou au sein d’initiatives comme les Convois de la victoire ou les Circo pivots, de nombreux citoyens ont choisi de ne pas rester les bras ballants.
Le gouvernement issu des élections législatives prendra-t-il la mesure des messages envoyés par les électeurs ? La Cgt, fortement mobilisée pour dénoncer l’imposture RN, le reste pour imposer de véritables avancées sociales. Action, dès le 18 juillet.
La secrétaire générale de la CGT salue la victoire du Nouveau Front populaire aux législatives et prévient que, quel que soit le prochain gouvernement, son syndicat «ne compte pas ranger les drapeaux». Selon elle, «une mobilisation sociale est incontournable» à la rentrée.
En l’absence de majorité absolue, les parlementaires élus dimanche vont devoir inventer un chemin non prévu par la Constitution de la Ve République, estime la constitutionnaliste Charlotte Girard.
Dommage collatéral d’élections législatives précipitées et à fort enjeu : le nombre de femmes élues est en recul. Face au danger de l’extrême droite, la parité est en baisse tendancielle.
Après la « victoire incroyable » de la gauche, Sophie Binet exige du président de la République qu’il respecte le verdict des urnes. La secrétaire générale de la CGT livre sa réflexion sur l’urgence de renouer avec le monde du travail et ses revendications. Une intersyndicale doit avoir lieu ce 9 juillet.

Sur les 577 députés qui constituent la nouvelle Assemblée nationale, 208 sont des femmes, soit 36 % contre 38,8 % en 2017 (224 députées), avant de reculer en 2022, à 37,3 % (215)
Alors que les instituts de sondages, au soir du premier tour, annonçaient une potentielle majorité absolue au Rassemblement national, une forte mobilisation populaire a permis au Front populaire d’être la plus importante force politique à l’Assemblée nationale. Il faut, désormais, construire dessus.
Alain Damasio, Jean Jouzel, Terres de luttes, Banlieues Climat… Dix figures écologistes évoquent leur joie de voir gagner la gauche aux législatives, même si la « bataille pour le climat est loin d’être gagnée ».
Le Nouveau Front populaire a su déjouer les pronostics pour se placer comme le premier bloc à l’Assemblée nationale. Il obtiendrait entre 188 et 199 députés, selon de premières estimations. Un score qui pourrait le conduire à former un gouvernement progressiste.
« Faire reculer les idées d’extrême-droite, c’est lutter contre les discours de partage de la pénurie et le déclassement des ingénieur·es, cadres et technicien·nes : dimanche 7 juillet 2024 faisons barrage à l’extrême-droite. » indique dans un appel commun l’Ugict-CGT Ingés Cadres Techs et la CFDT Cadres.
Depuis toujours, le Rassemblement national hait les syndicats. Surtout la CGT. Si le programme actuel du RN en matière de syndicalisme reste très flou, les anciens programmes du Front National comme les multiples prises de position des membres du parti, laissent imaginer le pire pour les syndicats et la démocratie sociale, en cas d’arrivée au pouvoir de l’extrême droite.
Après la dissolution annoncée par Emmanuel Macron au soir des élections européennes, les partis politiques français repartent en campagne pour des législatives anticipées. En mai, Challenges avait demandé au Cercle des économistes d’éplucher le programme du Rassemblement national. Son fondateur, Jean-Hervé Lorenzi, relève ainsi que la proposition de loi retraites du RN ne prend pas en compte les « carrières hachées » et coûterait entre 7 et 30 milliards d’euros par an.
Pour de nombreux soignants, la perspective d’une arrivée au pouvoir de l’extrême droite est vécue comme un séisme. La peur aussi bien que l’inquiétude dominent dans un secteur dont les services tournent grâce à la présence de personnels d’origine étrangère. Le 22 juin 2024, plusieurs milliers de professionnels de santé ont signé une déclaration commune pour dire leurs craintes face à une politique de « priorité nationale » qui menacerait le principe d’universalité des soins.
Alors que les femmes sont de plus en plus nombreuses à voter pour le Rassemblement national, son leader, Jordan Bardella, s’adressait à elles sur les réseaux sociaux le 17 juin dernier. Se posant en grand défenseur des droits des femmes, il leur promet bien des libertés et les invite à voter pour le parti d’extrême droite le 7 juillet. Décryptage d’une manipulation rhétorique avec Rachel Silvera, économiste et maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre.
Le programme du Nouveau Front populaire donne un cap aux futurs députés pour engager le bras de fer à l’Assemblée et changer le quotidien. La preuve par quatre.
Socialistes, insoumis ou écologistes… Alors que le RN récolte de forts scores dans une grande partie des campagnes françaises, ces candidats de gauche sont malgré tout arrivés en tête dans leur circonscription au premier tour des législatives.
A quelques jours du second tour, des novices, qui n’avaient jamais encore participé à des campagnes politiques, se forment sur le tas avec « Les convois de la victoire » pour convaincre des électeurs de faire barrage au RN.
A quelques jours du second tour des législatives, nombre d’entre eux appréhendent une victoire de l’extrême droite. Leur latitude sera limitée.
SNCF, RATP, EDF, La Poste… Face à une possible victoire du Rassemblement national, l’ébullition sociale monte, laissant planer le risque d’une perturbation des JO. Les syndicats restent prudents, alors que certains de leurs adhérents ont pu avoir voté pour l’extrême droite.
La CFDT, la CGT, l’Unsa, FSU et Solidaires appellent à un « sursaut démocratique, social et républicain » pour le second tour. En ne donnant pas de consignes, le Medef fait le choix du pire.
Selon le politologue Rachid Benzine, le Nouveau Front populaire peut encore l’emporter au second tour des législatives. À terme, la gauche doit se reconstruire en réactivant les solidarités entre les classes populaires, rurales comme urbaines.
Dans une interview exclusive aux « Echos », les leaders des deux premiers syndicats français, Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT) appellent à faire barrage au RN. Elles demandent à « tous les candidats qui arrivent en troisième ou quatrième position derrière le Rassemblement national, quels qu’ils soient », de se désister.
Le Rassemblement national sort vainqueur du premier tour des Législatives, constatent les médias indépendants. C’est le cas dans le Sud-Est, en Alsace, dans le Rhône… Mais le Nouveau Front populaire aussi progresse.