#Repression antisyndicale
Ce représentant CGT du personnel de Yotel à Roissy n’aurait jamais dû être privé de salaire et ne doit pas être licencié, a tranché le ministère du Travail. Face à l’entêtement de son employeur, il a saisi le conseil des prud’hommes qui l’entendra le 30 janvier.
Les numéros un de la CFDT, FO, CFE-CGC, Unsa, Solidaires et FSU ont apporté leur soutien à la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, mise en examen pour avoir dénoncé les chefs d’entreprise qui délocalisent. Depuis 2023, la vague de fond de la répression frappe la centrale syndicale.
Traduit en justice pour avoir organisé une manifestation interdite le 29 octobre 2022 contre le projet de mega-bassine à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), David Bodin, secrétaire général de l’Union Départementale de la CGT, se présentera devant la Cour d’appel de Poitiers, le 3 décembre 2025. L’occasion de revenir avec lui et Jean-Yves Melka, trésorier de l’Union locale de Melle (Deux-Sèvres) sur les violences policières de mars 2023 qui ont réprimé dans le sang les manifestants anti-bassines à Sainte-Soline.
Fabrice Egalis, le représentant syndical CGT des finances publiques de Paris a été convoqué par sa direction régionale, juste après la fin victorieuse d’une grève menée par des salariés d’une société de nettoyage sous-traitante qu’il avait soutenus. Il s’attendait à un entretien « prédisciplinaire »….
Alors qu’il participait à une mobilisation pour la réouverture de la clinique Vauban de Livry-Gargan, le responsable de la CGT du 93, Kamel Brahmi, a été brutalisé par la police qui l’a placé en garde à vue. Son crime supposé : avoir tenté de s’imposer dans une réunion municipale portant sur les conditions de réouverture et de reprise de la clinique, fermée en 2023.
Le syndicaliste Kamel Brahmi a été brutalement interpellé par la police municipale à Livry-Gargan, le 13 janvier. Il participait à une manifestation pour la réouverture de la clinique Vauban. L’union régionale Île-de-France de la CGT appelle depuis à sa libération.
Lors de l’inauguration du stade nautique de Saint-Denis par Emmanuel Macron, le 4 avril, le secrétaire départemental de la CGT de Seine-Saint-Denis, Kamel Brahmi, a été arrêté par la police et placé en garde à vue pour « outrage ». Il participait à une manifestation symbolique et pacifique destinée à rendre visibles les maux frappants le département, hôte des Jeux olympiques.
L’entreprise a lancé des procédures contre dix militants CGT. Deux ont d’ores et déjà été licenciés, dont Nicolas Pereira, secrétaire général de l’UL de Roissy.
La convocation de plusieurs cadres cégétistes à la gendarmerie «ne fait que traduire une réelle volonté politique de porter atteinte à l’action syndicale», fustige la leader de la centrale.