#Discrimination syndicale
Deux salariées dépêchées par l’agence d’intérim sur le site de Brétigny-sur-Orge du géant du commerce ont été bannies pour s’être liées d’amitié avec une déléguée syndicale CGT, relation étroitement surveillée par l’entreprise. Une plainte a été déposée.
À Hénin-Beaumont, un employé municipal élu SUD est convoqué le 17 novembre à un entretien disciplinaire. Son employeur lui reproche des « conflits d’intérêts » entre ses différents fonctions associatives. Un prétexte qui cache mal une volonté de nuire aux rares syndicalistes qui osent critiquer la gestion municipale du Rassemblement National.
Un million d’euros pour chasser un syndicaliste trop véhément, des interventions en coulisses visant à écarter les représentants du personnel de la reprise par un nouveau sous-traitant… Dans le secteur du nettoyage, tout n’est pas toujours propre, mais à Marseille, à la gare Saint-Charles et dans le métro, les manœuvres mises en place par les patrons pour écarter les empêcheurs de précariser en rond dépassent l’entendement.
À l’issue d’un mois de grève, ce délégué CGT a été viré avec dix autres camarades. Soutenu par Sophie Binet, qui voit en lui un symbole de l’antisyndicalisme, il se bat pour être réintégré.
C’est dans l’entreprise que l’affrontement entre le capital et le travail est le plus aiguisé. S’engager dans un syndicat pour défendre ses droits et ses conditions de travail, y prendre des responsabilités, n’est pas anodin. Si la lutte quotidienne est souvent passionnante, enrichissante d’un point de vue humain, c’est aussi un frein régulier dans une carrière et un motif de discrimination clairement établi, notamment par la Défenseure des droits. C’est même risquer sa vie dans beaucoup de régions du monde. Il faut donc saluer ces centaines de milliers de salariés qui donnent de leur temps, parfois au détriment de leur vie personnelle, pour s’occuper des autres.
Le plus haut dirigeant de la branche énergie de la centrale syndicale est convoqué à la gendarmerie pour être entendu après des coupures d’électricité menées pendant la mobilisation contre la réforme des retraites.
Entre janvier et juin, la France a été secouée par la mobilisation sociale contre la réforme des retraites. Une période où de nombreux piquets de grève ont été tenus, parfois accompagnés d’actions en justice de la part des employeurs. Fait nouveau, ces plaintes ont davantage visé les grévistes au niveau individuel que les syndicats.