#Discrimination syndicale
Pressions, brimades, licenciements, refus de toute négociation collective… Les témoignages de syndicalistes de toute l’Europe montrent que la répression syndicale est érigée en système sur les sites de la multinationale.
Ami de Marine Le Pen, ancien conseiller régional Front national et cadre du GUD (Groupe Union Défense), Axel Loustau avait rendez-vous au tribunal mercredi 18 février. Il est accusé d’avoir organisé des élections professionnelles « factices » dans son entreprise Astoria Sécurité.
Deux salariées dépêchées par l’agence d’intérim sur le site de Brétigny-sur-Orge du géant du commerce ont été bannies pour s’être liées d’amitié avec une déléguée syndicale CGT, relation étroitement surveillée par l’entreprise. Une plainte a été déposée.
À Hénin-Beaumont, un employé municipal élu SUD est convoqué le 17 novembre à un entretien disciplinaire. Son employeur lui reproche des « conflits d’intérêts » entre ses différents fonctions associatives. Un prétexte qui cache mal une volonté de nuire aux rares syndicalistes qui osent critiquer la gestion municipale du Rassemblement National.
Un million d’euros pour chasser un syndicaliste trop véhément, des interventions en coulisses visant à écarter les représentants du personnel de la reprise par un nouveau sous-traitant… Dans le secteur du nettoyage, tout n’est pas toujours propre, mais à Marseille, à la gare Saint-Charles et dans le métro, les manœuvres mises en place par les patrons pour écarter les empêcheurs de précariser en rond dépassent l’entendement.