Hyperpersonnalisation, automatisation, communication en temps réel… et si l’IA remplaçait le communicant interne ? C’est la question posée à Bertrand Ribière, directeur communication chez Bouygues Bâtiment International et Julien Féré, partner marketing et communication de Onepoint.
D’après l’Organisation internationale du travail (OIT), l’intelligence artificielle (IA) devrait plus accompagner une transformation du travail, plutôt que détruire des emplois. Elle souligne toutefois que le développement de l’IA devra être accompagné par des politiques conçues en coopération avec les travailleurs.
Les logiciels d’aide au diagnostic ou d’alerte sont utilisés depuis des années dans les centres hospitaliers. Mais depuis peu, les préconisations de l’algorithme prendraient le pas sur celles des soignants, s’alarment certains d’entre eux exerçant dans des hôpitaux aux États-Unis.
Aux États-Unis, la National Eating Disorder Association (NEDA) « prévient les troubles alimentaires » et « améliore l’éducation » sur le sujet depuis 1987. Jusqu’alors, elle était composée d’une ligne d’assistance directe animée par six employés et quelque 200 bénévoles. Toutes ces personnes seront remplacées par un chatbot conversationnel à compter de ce 1er juin 2023.
Il n’y a pas que des robots derrière l’intelligence artificielle (IA) : en bout de chaîne, on trouve souvent des travailleurs des pays du sud. Récemment une enquête du Time révélait que des travailleurs kényans payés moins de trois euros de l’heure étaient chargés de s’assurer que les données utilisées pour entraîner ChatGPT ne comportaient pas de contenu à caractère discriminatoire.
Ils ne sont jamais vraiment artificiels, ces programmes qui visent à automatiser des tâches et qui investissent les entreprises et les services publics. Pour leurs créateurs, Google et Microsoft en tête, il s’agit de capter toujours plus de valeur. Pour les patrons qui les achètent, de rogner sur les coûts de main-d’œuvre.