Les sondages d’opinion, chance ou problème pour les démocraties ? #Sondage
Trente sondages préélectoraux ont déjà été publiés concernant l’élection présidentielle d’avril-mai 2027 et leur rythme va évidemment s’accélérer dans les prochains mois.
Trente sondages préélectoraux ont déjà été publiés concernant l’élection présidentielle d’avril-mai 2027 et leur rythme va évidemment s’accélérer dans les prochains mois.
Tant de passions tristes taraudent en profondeur la société française et tant d’offres électorales jouent sur ce ressentiment que les ingrédients sont désormais réunis pour composer un cocktail électoral explosif. Cette situation n’est pas sans rappeler les jacqueries, ces brefs soubresauts émeutiers qui ont traversé durant des siècles les campagnes françaises (Jacques étant un prénom populaire associé au statut de paysan, il a fini par désigner, par métonymie, les paysans).
Dans de nombreux territoires, des entreprises affirment ne pas trouver de candidats, tandis que des demandeurs d’emploi sont sans un emploi. Les enquêtes récentes de l’Insee et de France Travail sur les besoins en main-d’œuvre en témoignent. Alors que le taux de chômage atteint 8,3 % au deuxième trimestre de 2026 marquant une évolution par rapport au premier trimestre, 43,8 % des entreprises affirment des difficultés de recrutement avec 2,28 millions de postes qui restent à pourvoir pour 2026. Comment expliquer ce paradoxe ? Quelles réponses apporter ?
Six ans après que la pandémie de Covid-19 a précipité le passage au télétravail, les modes de travail hybride et à distance sont désormais bien ancrés dans le marché du travail. Environ un Canadien sur cinq travaille maintenant à distance, en tout ou en partie.
Le 13 octobre 2026, l’Assemblée nationale a adopté à une très large majorité la proposition de loi ambitionnant d’apporter « une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants ». Mise à l’ordre du jour et examinée en réaction à la médiatisation de la tragédie du viol et du meurtre d’une adolescente dans le Gers, cette nouvelle loi est elle vraiment de nature à modifier significativement la prise en compte par les pouvoirs publics de ces formes de violence particulièrement graves mais aussi particulièrement ancrées dans la société ? La question se pose d’autant plus que, depuis plus de quarante-cinq ans et suivant un rythme toujours plus soutenu, le législateur n’a cessé d’adopter de nouveaux textes répressifs supposés endiguer le phénomène.
Le mouvement lycéen frappe par son ampleur, touchant des établissements jusqu’ici peu mobilisés. Au-delà d’un manque de moyens dans l’éducation, les manifestants dénoncent la pression d’un système toujours plus compétitif. Ce désir de « renverser la table » révèle l’urgence de repenser le dialogue démocratique, souligne le sociologue et ethnographe Romain Huët. Entretien.
Depuis une vingtaine d’années, les résidences d’artistes, les ateliers de création et les séminaires artistiques se multiplient dans les organisations, ce que la recherche n’a pas manqué d’observer, à l’instar de Schiuma, de Taylor & Ladkin, ou plus récemment dans un ouvrage qui leur est consacré. Un plasticien vient travailler dans une usine, un metteur en scène anime un comité de direction, un musicien accompagne une équipe de recherche. L’objectif affiché est presque toujours le même : développer la créativité des salariés.
À un an de l’élection présidentielle, le travail s’impose comme l’un des thèmes majeurs du débat public. À gauche, les discussions portent essentiellement sur les conditions de travail, la quête de sens et la reconnaissance professionnelle. À droite et au centre, le diagnostic est différent : les Français auraient perdu le goût du travail. Bruno Retailleau propose « d’instaurer la priorité travail », tandis que Gabriel Attal affirme que « le rapport au travail est l’une des questions les plus centrales ». Jean-Luc Mélenchon, dans un discours prononcé à Saint-Denis, estime que le rapport au travail a changé depuis 1958.
Les discours politiques contestant la légitimité des personnes immigrées (et plus largement des bénéficiaires de prestations sociales) à accéder à leurs droits ne cessent de gagner du terrain dans l’espace public et médiatique. À partir d’une recherche sur les parcours d’accès aux droits d’ancien·nes travailleurs et travailleuses migrant·es de l’Est parisien, cet article retrace la façon dont ces profonds changements affectent les parcours de vie et touchent directement aux principes fondamentaux de l’État social.
Les entreprises, à commencer bien sûr par les plus grandes et les mieux intégrées dans les divers mécanismes de la mondialisation, doivent évoluer en permanence pour que leurs responsables, à tous les niveaux, puissent prendre les décisions les plus appropriées et les mieux informées. Ces informations ne peuvent être simplement les réalités économiques du moment ; il est indispensable d’articuler processus économiques et grandes tendances géopolitiques, tant les secondes impactent les premiers. Mais comment identifier les informations pertinentes, comment les récolter, les classer par ordre d’importance, les interpréter ? Cette question centrale se trouve au cœur de Chief Geopolitical Officer. Agir en entrepreneur, penser en géopoliticien, de Cyrille Bret, Laurent Célérier et Florent Parmentier, qui vient de paraître aux éditions Valeurs ajoutées. Extrait.
En mars 2026, l’entreprise publique Poste Italiane a annoncé une offre publique mixte d’achat et d’échange sur TIM S.p.A, ex-Telecom Italia. La transaction, en cours, valorise l’opérateur téléphonique autour de 10,8 milliards d’euros. Il s’agit de constituer un groupe intégré présent dans le courrier, les services financiers, les télécommunications et les services numériques.
Le développement des usages du numérique s’appuie sur des centres de données ou data centers qui constituent le socle physique principal du monde numérique et de l’IA. Ils permettent, par exemple, le stockage sécurisé des transactions et des données des clients des banques, la diffusion de films et de séries en streaming, les jeux en ligne avec les questions de latence des temps de réponse, la gestion des interactions des réseaux sociaux en temps réel, l’archivage de photos ou de vidéos, les services numérisés de l’État et les enjeux de souveraineté, etc.
Depuis le 4 mai 2026, tous les étudiants peuvent bénéficier du repas à un euro dans les restaurants universitaires. Pour accompagner la mise en œuvre, l’État a prévu 50 millions d’euros en 2026, destinés notamment à compenser la baisse du prix payé et à financer des mesures d’accompagnement pour les Crous (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires).
La créativité des personnes dépend du contexte organisationnel. Guy Parmentier et Bérangère Szostak illustrent les enjeux de développer les capacités créatives des organisations par l’exemple des universités.
Jamais la prévention n’a autant été invoquée dans le débat public. Pourtant, notre système de santé continue d’intervenir principalement lorsque la maladie est déjà installée. Ce paradoxe est l’illustration de l’un des grands défis sanitaires du XXIᵉ siècle.
Depuis le 4 mai 2026, les étudiants peuvent bénéficier du repas à un euro dans tous les restaurants universitaires de France. Cette mesure, qui existait déjà pour les étudiants boursiers, est désormais étendue à l’ensemble des étudiants pour améliorer leur pouvoir d’achat, dans un contexte de précarité croissante. Les données récentes confirment l’aggravation de la précarité alimentaire étudiante en France.
Certains pays et territoires, notamment le Canada, le Groenland et la Russie, paraîtront bientôt nettement plus petits sur les cartes officielles de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Le 27 avril 2026, la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public présidée par le député Charles Alloncle (Union des droites) rendait son rapport. La presse retient sa volonté de réduire les dépenses et l’accent qu’il met sur la « neutralité » qui devrait caractériser en propre le service public.
Faut-il s’inquiéter de la santé des médias d’information ? On évoque souvent une presse « en danger ». Les États généraux de l’information lancés en France par le président de la République évoquaient, en 2024, une « paupérisation de l’information ».
Les critiques d’une science économique hors sol et technocratique méritent d’être entendues, mais elles ignorent souvent la transformation profonde de la discipline. Devenue largement empirique, celle-ci mobilise l’identification causale pour analyser les politiques publiques et les comportements, tandis que ses approches normatives interrogent les choix éthiques qui fondent nos décisions collectives. Encore faut-il la critiquer pour ce qu’elle est devenue, et non pour ce qu’elle a été.
Dans un espace informationnel bouleversé par les plateformes numériques et l’intelligence artificielle, les informations toxiques constituent un défi majeur pour les démocraties. Leur prolifération impose de penser une réponse globale, qui articule régulation, adaptation et renforcement de la culture scientifique.
La directive européenne sur la transparence des rémunérations entre dans son processus d’adoption en France, suscitant les espoirs des salariés et quelques réticences des employeurs, notamment du fait de sa complexité et de son coût. Au-delà de ces aspects, elle renvoie à des questions moins visibles mais plus complexes sur la nature et les effets des outils de gestion.
La crise climatique, l’érosion de la biodiversité et les phénomènes de pollutions massives s’intensifient. Dans ce contexte, le droit à un environnement propre, sain et durable s’affirme comme un élément structurant du droit international des droits humains. Mais dans les faits, pour l’instant, aucun instrument juridique contraignant ne garantit sa mise en œuvre à l’échelle de l’Europe.
Ce qu’il faut retenir :
· Tout employeur doit évaluer les risques liés à l’exposition des travailleurs à des épisodes de chaleur intense et mettre en œuvre une politique de prévention.
· Des seuils de 28 °C, 30 °C et 33 °C sont reconnus pour la préservation de la santé des travailleurs.
· En cas de carence de l’entreprise, les salariés peuvent compter sur le CSE, les médecins du travail, l’inspection du travail ou les préfets.
Ford Motor Company à Nijni Novgorod, Arthur Glenn McKee & Co à Magnitogorsk… dans les années 1920-1930, les États-Unis s’exportent en Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Au-delà des technologies, les Soviétiques adoptent une version marxisée du taylorisme pour rationaliser le travail et accélérer l’industrialisation de l’URSS. Le partisan de cette méthode ? Lénine.
Le 18 mars 2026, la Cour de cassation valide un système de géolocalisation qui suit des distributeurs en continu pendant leur tournée. Comment l’expliquer ? Cette décision fait-elle loi ? Y a-t-il d’autres alternatives ?
Dans l’imaginaire collectif, les années étudiantes sont souvent associées à une période d’insouciance et d’émancipation. Pourtant, les recherches récentes nuancent fortement ce tableau. À Lille, une enquête menée auprès d’environ 3 000 étudiants de première année met en évidence une forte hétérogénéité des états de santé, avec plus d’un sur deux présentant une vulnérabilité physique et/ou psychologique.
Dans un département breton comme les Côtes-du-Nord (devenu Côtes-d’Armor), marqué par la prépondérance des campagnes, à quoi ressemblaient les premiers congés en 1936 ? La question mérite que l’on s’y attarde, archives à l’appui, pour déconstruire un certain nombre de représentations, si mythifiées qu’elles finissent par faire mémoire.
La mobilité constitue la principale source d’émissions de gaz à effet de serre du tourisme en France. Elle reste pourtant un impensé des politiques publiques. La place prépondérante de la voiture individuelle, qui représente 79 % des arrivées touristiques sur le territoire national, doit être questionnée. En effet, des leviers existent pour faciliter le recours à d’autres modes de transport moins polluants. L’Agence de la transition écologique s’est penchée sur le sujet dans une étude parue en juin 2026.