Grève des médecins libéraux : l’hôpital sous haute tension #Hôpital
La mobilisation des médecins, sur fond d’épidémie de grippe et d’intempéries neigeuses, surcharge le Samu et les centres hospitaliers depuis le début de la semaine.
La mobilisation des médecins, sur fond d’épidémie de grippe et d’intempéries neigeuses, surcharge le Samu et les centres hospitaliers depuis le début de la semaine.
Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société touchée par les crises sanitaires et du service public.
Les alertes se sont multipliées sur la détresse des jeunes médecins en formation, qui pallient souvent le manque de personnel. Ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer leurs conditions d’exercice.
La colère monte à l’hôpital de Riom (Puy-de-Dôme), où soignants, patients et citoyens se mobilisent contre la menace de fermeture du service de cardiologie à partir du 3 novembre. Epuisée par des mois de sous-effectifs et un quotidien infernal, la docteure Laurence Flork, à la tête de ce service depuis quatorze ans, a présenté sa démission.
Pénurie de généralistes, manque de spécialistes en ville : les urgences explosent à l’hôpital, en quête permanente de bras et de lits. Pour accéder aux soins, un filtre s’opère selon la gravité des symptômes et un autre, plus insidieux, selon la distance géographique et les moyens financiers des patients.
De moins en moins de praticiens dans les zones sous-dotées et inversement, de plus en plus dans les territoires les mieux dotés. Telle est la conclusion d’une étude publiée, mardi 24 juin, par l’UFC-Que choisir qui a analysé la trajectoire d’installation des médecins sur une période de dix ans.
Alors que la branche maladie de la Sécurité sociale connaît un déficit « structurel », Nicolas Revel, le directeur général des hôpitaux de Paris (AP-HP), préconise d’attaquer les dépenses de santé à la racine, dans une note publiée par Terra Nova.
Selon une nouvelle étude analysant des résultats provenant d’hôpitaux du monde entier, les problèmes de communication entre professionnels de santé mettraient chaque année en danger la vie d’un grand nombre de patients.
Manque de personnel, rythme trop soutenu, au CHU Charles-Nicolle de Rouen, plusieurs services, dont celui de l’oncologie et du SMR, protestent contre des conditions de travail précaires.
Alors que la France manque de soignants, refuser la titularisation des praticiens diplômés hors Union européenne, expérimentés et intégrés à notre hôpital public, est une aberration. Plusieurs centaines de professionnels exigent une réforme immédiate pour leur garantir un avenir à la hauteur de leur engagement.
Pour la moitié des patients, plus de trois heures s’écoulent entre l’enregistrement à l’accueil et la sortie. Cela représente 45 minutes de plus qu’il y a dix ans, d’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.
Depuis le 5 mars, près de 300 praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue) exerçant en France ont entamé une grève de la faim pour demander leur régularisation. Si leur situation commence à être médiatisée, celle des soignants accueillis en France avec le statut de réfugié est encore moins connue, et probablement encore moins enviable. Explications.
Ces praticiens diplômés hors de l’Union européenne disent entamer une grève de la faim pour trois jours, avant une manifestation prévue le samedi 8 mars, pour obtenir des régularisations souvent promises mais jamais effectives.
L’amélioration des conditions de travail dans les métiers du soin passe par un management de proximité axé sur le parcours du patient, plaident Philippe Lorino, professeur à l’Essec, et Etienne Minvielle, contributeur à la revue Polytechnique Insights.


Les étudiants en médecine générale sont appelés à la grève et à manifester, mercredi 29 janvier, en raison de l’application, d’ici la rentrée 2026, d’une nouvelle réforme ajoutant une 4e année d’études.
Selon le dernier bulletin hebdomadaire, mercredi 15 janvier, de Santé publique France, l’épidémie s’est intensifiée en ville dans l’Hexagone et a généré 611 décès entre le 6 et le 12 janvier. Dans les CHU, les professionnels sont à bout de souffle et pointent le sous-investissement dans les établissements publics.
Des directeurs alertent sur l’ampleur du déficit de leurs établissements en 2024. Les causes en sont connues : des promesses non tenues du gouvernement sur la compensation des augmentations de salaire et de l’inflation, et la reprise d’une dette colossale de 30 milliards d’euros.
Alors que le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint, les établissements n’arrivent pas à faire face à l’afflux de patients. Le dispositif «plan blanc» a été déclenché dans 87 établissements.
Comment, sur le terrain, syndicats et médecins du travail peuvent-ils travailler pour réduire l’impact du travail sur la santé ? Complexes, les pratiques se heurtent à la stratégie de destruction de la médecine du travail et à sa perte d’indépendance, sur fond d’assèchement des effectifs. Au mépris de la prévention primaire.
Stress, épuisement, troubles musculosquelettiques, cancers : pathologies psychiques et physiques se cumulent pour endommager les capacités de chacune et chacun à réaliser son travail. Si les femmes sont particulièrement exposées, la dégradation des conditions de travail est générale. Comment y répondre ? Propositions.
Les maux non reconnus, le manque de prévention, les difficultés de la médecine du travail à l’hôpital : ce diagnostic impose un renforcement du lien entre syndicats et médecins du travail.
Mediacités publie une carte inédite des territoires éloignés des urgences hospitalières, des « zones blanches » en expansion, si l’on se réfère à la précédente étude sur le sujet. Même les départements qui comptent une grande métropole ne sont pas épargnés.
Mobilisés pendant la compétition, seuls quelques milliers d’agents hospitaliers toucheront une prime qui, pire, est inégalement répartie. L’injustice de trop pour l’intersyndicale CGT-FO-CFDT et Unsa, qui lançait ce mardi une première journée de grève et de mobilisation.
Entre réunions publiques et manifestations, les usagers ainsi que les syndicats du pays saint-affricain se battent pour maintenir leur hôpital et un accès aux soins digne de ce nom jusque dans les villages enclavés. Dans ce désert médical, tous les maillons de la chaîne ne tiennent qu’à un fil.
Les prix payés par l’Assurance Maladie pour les interventions augmenteront de plus de 4 % pour les hôpitaux publics et devraient rester quasiment stables cette année pour les cliniques. Nombreux à avoir terminé l’année en déficit, les établissements de santé attendaient une augmentation de leurs « tarifs » plus importante.
Pas de trêve olympique pour les soignants, épuisés, mais contraints d’être sur le pied de guerre pendant la compétition. Les congés seront limités, les primes aussi…
À 52 ans, Virginie S. est infirmière de nuit depuis 15 ans. « Notre espérance de vie est inférieure de dix ans à celle des Français », explique la personnelle hospitalière inquiète de n’avoir pas suffisamment de temps pour profiter de sa retraite, celle-ci étant, en plus, repoussée.