Un empire nommé Ubi #Jeux vidéo
Chez Ubisoft, l’un des plus grands studios de développement de jeux vidéo au monde, le harcèlement semble être solidement ancré au sein de la culture d’entreprise.
Chez Ubisoft, l’un des plus grands studios de développement de jeux vidéo au monde, le harcèlement semble être solidement ancré au sein de la culture d’entreprise.
Le 13 février dernier, des centaines de salariés d’entreprises du jeu vidéo se sont mobilisés à travers toute la France, notamment par la grève. Dans un secteur encore jeune, cette mobilisation, à l’appel de l’intersyndicale STJV, CGT et Solidaires, ouvre une nouvelle perspective de syndicalisation.
Le Syndicat des travailleurs du jeu vidéo appelle à manifester ce jeudi. Et les raisons sont nombreuses, nous explique Pierre-Étienne Marx, élu syndical d’Ubisoft.
Après San Francisco et Osaka, le géant français des jeux vidéo Ubisoft , dans une mauvaise passe financière, a annoncé lundi la fermeture de son studio à Leamington, au Royaume-Uni, et plusieurs restructurations en Europe menant au départ de 185 employés.
Plombé par plusieurs retards de lancements et des flops de vente, l’éditeur de jeux vidéo commence à tailler dans ses effectifs. Au point d’inciter la famille propriétaire à vendre ?
Préoccupés par la situation économique périclitante de leur entreprise, qui subit pleinement la mauvaise passe de l’industrie du jeu vidéo, les délégués du personnel d’Ubisoft ont lancé une procédure rare d’alerte économique pour contraindre leur direction à se montrer transparente sur les comptes.
Première industrie culturelle, seule à avoir connu une nette croissance pendant la pandémie, le secteur vidéoludique a pourtant licencié ces dernières années. Les salariés de ces entreprises sont souvent réduits à des variables d’ajustement boursier. Alors que la Paris Games Week s’ouvre mercredi 23 octobre, décryptage d’un secteur en crise.
Conflit social, mauvaises ventes, difficultés créatives… Le numéro trois mondial du secteur connaît sa période la plus compliquée en trente-deux ans d’histoire. Une cession de l’entreprise fondée par les frères Guillemot est désormais évoquée.