Lors de la conférence nationale du handicap, Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures importantes. Mais elles permettent davantage de rattraper un retard qu’ouvrir de nouveaux droits.
Dans 18 territoires, le RSA va être conditionné à la réalisation de 15 à 20 heures d’activité par semaine, avant une généralisation en 2024. Un cran supplémentaire dans l’injonction à l’emploi faite aux allocataires de ce minimum social au montant toujours très faible.
Nouvelle forme de contestation contre la réforme des retraites, les concerts de casseroles révèlent surtout la fragilité d’un gouvernement bien en peine de mener sa politique.
Et chez toi, ça va ? C’est le titre de l’une des rubriques des Cahiers pédagogiques, que nous avons des difficultés à remplir ces derniers temps. Faut-il y voir le signe que, dans le monde enseignant, « ça ne va pas fort » ?
Pas sûr qu’un pacte suffise à apaiser la colère. Pour faire oublier le passage en force sur les retraites, Emmanuel Macron tente de reprendre la main. Pas de « grand débat », ni de « convention citoyenne » cette fois-ci. Mais « un nouveau pacte de la vie au travail ».
[Travail, le nouveau bras de fer] Face au refus des Européens d’accepter des conditions de travail dégradées, la structure de l’emploi et les salaires évoluent dans le bon sens. Mais beaucoup reste à faire pour en finir avec la précarité.
Le management par le chiffre participe à la perte de sens au travail. Pour y remédier, il faudrait davantage de démocratie au sein des entreprises, selon les économistes Thomas Coutrot et Coralie Perez.
La crise sanitaire a accéléré la montée en puissance du télétravail dans tous les pays d’Europe. Au bénéfice des salariés et des entreprises, dont le niveau de satisfaction et la productivité ont augmenté. Mais au risque de créer une fracture numérique entre les métiers « télétravaillables » et ceux qui ne le sont pas.
La nouvelle plateforme MonMaster devient cette année le guichet unique pour les étudiants qui candidatent en master, dans un contexte où le processus de sélection à l’œuvre depuis 2016 exacerbe les inégalités économiques.
La France connaît actuellement l’un des plus grands mouvements sociaux de son histoire récente. Principaux moteurs de cette mobilisation, les syndicats semblent revigorés après des années difficiles.
Le conflit sur la réforme des retraites est l’occasion pour certains corps de métiers qui n’avaient pas l’habitude de se mobiliser de débrayer pour la première fois.
Tombera ou tombera pas ? Quelle que soit l’issue des votes des motions de censure qui se tiennent ce lundi à l’Assemblée nationale, l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution française par Elisabeth Borne pour faire passer la réforme des retraites a accentué la crise politique et sociale. Au-delà de l’épisode actuel, le 49.3 s’est, au fil des années, installé dans le paysage politique et parlementaire. Mais qu’est-ce que cet outil dit de notre système politique et parlementaire ?
Les situations défavorables qu’une partie conséquente des immigrés connaissent déjà à l’âge de la retraite pourraient être aggravées si le projet de réforme est adopté.
La réforme des retraites poursuit son parcours législatif au Sénat. Le texte a été adopté en commission des affaires sociales mardi et sera débattu dans l’hémicycle à partir de jeudi. L’occasion pour Les Républicains, majoritaires à la Chambre haute, d’apporter des modifications au projet de loi, notamment sur trois sujets : les trimestres acquis pour la maternité, les carrières longues et les régimes spéciaux.
Plusieurs administrations ont estimé l’impact d’un report de l’âge à 64 ans sur le nombre de chômeurs et de bénéficiaires de minima sociaux. Des chiffres absents de l’étude d’impact du gouvernement, déplore Michaël Zemmour.
Le déficit prévu du système de retraite n’est pas lié à un dérapage des dépenses mais à un manque de recettes. Pourtant, le gouvernement refuse d’envisager une hausse des cotisations au motif que cela nuirait au pouvoir d’achat, à l’emploi et à la compétitivité. Décryptage.
Avant d’obliger les Français à faire du rab, le gouvernement serait bien inspiré de se pencher sur les inégalités et les conditions de travail. Des pistes de progrès existent. En voici quelques-unes.
La réforme du gouvernement est injuste mais ce n’est pas pour autant que le système est parfait et ne mérite pas des ajustements. Tour d’horizon des alternatives que le gouvernement n’a pas vues ou refuse de voir.
La contestation de la réforme des retraites, largement majoritaire dans l’opinion publique, révèle à quel point la Constitution très autoritaire de la Ve République, et de plus en plus centrée sur le président de la République, est en décalage avec les aspirations de la société, les citoyens ne supportant plus d’être traités en mineurs entre deux élections.
Dans les entreprises, le report de l’âge légal du départ à la retraite chamboule les salariés seniors mais aussi les services de ressources humaines, qui redoutent des coûts supplémentaires et qui vont devoir aménager de nouvelles logiques de travail.
[10 questions sur la réforme des retraites] Un amendement de la Nupes visant à revenir sur la hausse de la CSG sur les retraités les plus aisés a été adopté la semaine dernière. L’épisode remet une pièce dans la machine du débat sur la contribution des retraités actuels à l’équilibre budgétaire du système.
Google, Facebook, Spotify… Les plans de licenciements se multiplient chez les géants de la tech, pour des motifs variant suivant les acteurs. Une chose est sûre : le secteur est en train de changer d’époque.
Souvent heurtés par les annonces gouvernementales, les enseignants se demandent comment tenir dans un métier qu’on démarre de plus en plus tard, et dont la pénibilité est sous-estimée.
Les 2 100 salariés de Go Sport, dont l’entreprise a été placé en redressement judiciaire, craignent de connaître le même sort que ceux de Camaïeu, avec qui ils partagent le même actionnaire : Michel Ohayon, dont les pratiques financières font aujourd’hui l’objet d’une enquête pour abus de bien social.
Selon une étude, de nombreux salariés, en particulier chez les ouvriers et employés, doutent de leur capacité à rester au travail en lien avec leur état de santé, notamment autour de la soixantaine. De quoi interroger le projet du gouvernement de recul de l’âge légal de départ en retraite.
La communication du gouvernement peut prêter à confusion. Certes, le relèvement du minimum de pension va concerner beaucoup de monde, mais personne ou presque touchera 1 200 euros.
Depuis le Covid, les réseaux de transports en commun urbains font face à plusieurs difficultés. Des pistes existent pour y remédier, mais elles nécessitent des choix politiques peu consensuels.
[10 questions sur la réforme des retraites] Le projet présenté le 10 janvier par Elisabeth Borne prévoit la fin des régimes spéciaux. Un symbole plus qu’un réel enjeu financier.
Pour faire passer la pilule du report de l’âge de la retraite à 64 ans, la Première ministre avance des arguments de justice et de progrès. Les syndicats lui donnent rendez-vous dans la rue.