Syndicats sous pression #Syndicalisme
De la mise en examen de Sophie Binet après ses prises de position sur les Pfas aux attaques des municipalités du RN contre les syndicats, une même logique est à l’œuvre : affaiblir la démocratie sociale.
De la mise en examen de Sophie Binet après ses prises de position sur les Pfas aux attaques des municipalités du RN contre les syndicats, une même logique est à l’œuvre : affaiblir la démocratie sociale.
Depuis le boom des brasseries artisanales, les salariés brassicoles tentent de se fédérer pour faire valoir leurs droits. Mais sans syndicat dédié, les travailleurs de la bière se retrouvent souvent isolés dans un métier qui n’est pas sans risques.
Elle est encore timide, mais la percée syndicale existe au sein des jeunes entreprises de la tech. Les salariés commencent à réagir plus fermement et plus collectivement qu’auparavant aux contournements du code du travail et aux burn-out.
De plus en plus de travailleurs de la tech et des start-ups choisissent la CGT. Le résultat visible d’un long travail de syndicalisation porté par des militants locaux qui adaptent la bonne vieille méthode syndicale aux codes de leur secteur. NVO.fr a rencontré certains d’entre eux lors d’un événement organisé dans un bar du 19e arrondissement de Paris.
Après la grève historique en 2022 à l’Ehpad du château de Neuville, l’ex-représentante de la CGT a vécu l’enfer. Cette battante est toujours poursuivie par son ancien employeur pour diffamation.
Le mouvement social unitaire de 2023 a permis aux confédérations de revenir au centre du jeu, malgré les ordonnances Macron et la brutale politique de l’offre depuis 2017. Une position à laquelle des cercles gravitant autour du patronat entendent mettre un terme, au risque de priver les centrales de leur rôle historique dans notre démocratie.
Le piège dans lequel ne doivent pas tomber les travailleuses et travailleurs – et plus largement les peuples – est de ne jamais attacher leurs conditions d’existence aux impasses des jeux de pouvoir d’un nouvel impérialisme débridé, qui entre en démocratie par effraction.
Le mouvement social de 1995 a durablement marqué les mémoires. Pour Baptiste Giraud, maître de conférences en science politique, le recul de la pratique gréviste qui s’est depuis installé explique l’issue de la lutte contre la réforme des retraites de 2023. Depuis l’épisode des gilets jaunes, les syndicats repensent les mobilisations sous l’angle des territoires et de la décentralisation.
Loin des grands mouvements sociaux, les confédérations agissent en continu pour le progrès social. Des accords négociés sur les conditions de travail dans les entreprises et les branches aux luttes pour les salaires, le champ d’intervention des centrales est vaste.
Désindustrialisation, privatisations, filialisation… Trente ans après la mobilisation de 1995 qui a mis la France à l’arrêt, les confédérations syndicales doivent s’adapter à des mutations du monde du travail qui rendent toujours plus difficile la construction de mouvements sociaux.
Malgré l’augmentation du nombre de salariés, le nombre de représentants du personnel est en baisse depuis 2017. Depuis les ordonnances Macron, ces élus, moins nombreux, ont plus de prérogatives à assumer.
Face à une menace imminente, renforcée par le capitalisme libertarien de Donald Trump et Elon Musk, la secrétaire générale de la CGT appelle à ne rien lâcher. Tout en saluant une Ugict « combative, féminisée et prête pour gagner ».
Lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, un amendement adopté en commission autorise la prescription médicale du télétravail en guise d’arrêt maladie. Or, dans cet amendement, rien ne va, sur la forme comme sur le fond.
A une semaine d’une journée de mobilisation intersyndicale, la CFDT indique qu’elle ne participera pas à un nouveau «conclave» et demande la suspension de la réforme de 2023.
Plusieurs syndicats ont d’ores et déjà appelé à la mobilisation pour le 10 septembre. Mais d’autres s’y refusent, mettant en cause la récupération politique et l’absence de revendications claires. On fait le point
Quelque 140 salariés d’Airbus, du Cnes, de Thales, de leurs sous-traitants, en majorité ingénieurs et ingénieures, ont partagé leurs inquiétudes et leur vision de l’avenir, lors de ce premier rendez-vous, à Toulouse.
Accusé de piratage pour avoir envoyé un mail syndical, Yanis C., salarié d’une entreprise de services numériques, est jugé à Lyon vendredi 20 juin. L’affaire met en lumière les difficultés du syndicalisme dans le secteur informatique.
Je tombe sur des notes que j’ai prises, à la lecture de l’interview de Stan Neumann, réalisateur de l’excellent documentaire d’Arte le Temps des ouvriers. Elle a été publiée dans l’Humanité-dimanche du 23 avril 2020. Je lis : « La grève c’est la solidarité alors que dans la manifestation, chacun est tout seul. Aujourd’hui, on est plutôt du côté de la manifestation et de sa solitude. Au fond, le collectif n’existe peut-être que là où il est organisé par la production ».
À l’occasion de la mort du pape François et de l’élection du nouveau pape Léon XIV, la Vie Ouvrière est allée à la rencontre des prêtres-ouvriers. Ces hommes d’église ont choisi de faire de l’usine leur paroisse et ont majoritairement rejoint les rangs syndicaux pour améliorer le sort de la classe ouvrière. Pour la plupart ordonnés prêtres dans les années 1970, ces moines syndicalistes sont les témoins d’une époque.
Le délégué syndical accuse l’enseigne de l’avoir assigné en justice à quatre reprises en quatre ans, pour le punir d’avoir pris ses responsabilités dans un cas de harcèlement moral
Comment enregistrer un maximum d’adhésions à des syndicats à l’approche du 1er mai ? Des syndicats de gauche et écologistes ont trouvé une solution : organiser un speed dating en musique.
Le poids des différents syndicats dans le secteur privé a été dévoilé ce mardi 8 avril. Si aucun changement majeur n’est à souligner, la CFE-CGC, l’organisation des cadres, confirme la bonne forme du syndicalisme catégoriel et autonome, en gagnant 36 300 suffrages.
A l’appel d’une intersyndicale dont les mauvais augures n’ont pas cessé de prédire la fin imminente, la contestation contre la réforme des retraites a permis au syndicalisme de connaître un regain, en matière de popularité et de nouvelles adhésions. Mais est-ce l’arbre qui cache la forêt ? Ou plutôt qui masque les déserts syndicaux ?
Le 27 mars, l’Institut de recherche de la FSU et l’Institut CGT d’histoire sociale tenaient un séminaire intitulé Syndicalisme et liberté. Parallèlement, après une saisine de la CGT datant de 2021, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) rendait public un rapport sur les coursiers à vélo. Il confirme que ces travailleurs vivent des conditions de travail désastreuses, aggravées par des cadences insupportables et une protection sociale quasi nulle. L’Anses préconise l’application aux coursiers, actuellement sous statut d’autoentrepreneur, de conditions identiques à celles qui concernent l’ensemble des salariés.
Adhésion obligatoire, codétermination, contreparties… En France et à l’étranger, les propositions pour redynamiser le syndicalisme sont nombreuses, mais toutes ne se valent pas
Nouvelle secrétaire générale de la FSU, Caroline Chevé souhaite aiguiser le débat sur la question sociale. Issue de l’éducation prioritaire, la professeur de philosophie allie une fine connaissance des conditions de travail des personnels et l’ambition de faire converger les syndicats vers une maison commune afin de porter haut les revendications de l’ensemble des salariés.
Connue pour ses pratiques antisyndicales, Amazon est sous le feu des projecteurs dans la province canadienne, après avoir décidé d’y fermer ses sept entrepôts de distribution. La Confédération des syndicats nationaux estime qu’il s’agit de représailles à la suite d’une tentative de syndicalisation.
Le syndicalisme a-t-il sa place aux deux frontières de la vie active que sont la période des études, avant l’entrée dans la vie professionnelle d’une part, celle de la retraite, après la fin de celle-ci d’autre part ? C’est la question sous-jacente à deux réunions tenues récemment.
Le 1er février 2021, le monde assiste à un coup d’État militaire en Birmanie. Le gouvernement élu est renversé et remplacé par une junte militaire, toujours au pouvoir près de quatre ans plus tard. Selon un rapport du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies publié en septembre 2024, pas moins de 5.350 civils ont été tués depuis lors. En outre, plus de la moitié de la population vit aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, principalement en raison des violences perpétrées par les forces armées nationales.