« Je suis pour la révolution fiscale » : Gabriel Zucman évoque l’avenir de sa taxe en prélude au congrès de la CGT #Fiscalité
Ce 1er avril, la représentante de Bercy, Sophie Maillard a annoncé à l’Assemblée nationale qu’environ 2 000 foyers fiscaux parmi les plus riches du pays ont fait l’objet d’un redressement fiscal.
Un syndicat a lancé une initiative citoyenne pour une taxe exceptionnelle sur les milliardaires en Californie. S’il récolte assez de signatures, la proposition de loi sera soumise au vote en novembre, et pourra montrer la voie ailleurs.
L’exonération d’impôt sur le revenu dont bénéficiaient les gratifications allouées à l’occasion de la remise de la médaille d’honneur du travail est désormais supprimée. D’autres primes sont également visées.
Les recettes fiscales collectées par l’État ont connu, l’année dernière, une hausse marquée de 7,1 %, selon des données publiées ce mardi.
Interrogé au micro de Thomas Sotto dans la matinale de RTL, l’ancien ministre de l’Économie Éric Lombard est revenu ce vendredi 27 février sur la nécessité d’identifier l’ensemble des foyers fiscaux aisés dont le patrimoine n’est pas taxé aujourd’hui.
La fiscalité des grandes entreprises semble parfois opaque en dépit des demandes de la société civile, des incitations ou des lois. Quel est le facteur déterminant qui incite une entreprise à être plus ou moins transparente en matière de fiscalité ?
Une note de Bercy le confirme : en France, plusieurs milliers de millionnaires ne payent aucun impôt sur le revenu, 13 335 plus précisément. Des chiffres qui embarrassent le gouvernement et la nouvelle présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin.
La déclaration choc de l’ex-ministre de l’Économie Éric Lombard se base selon lui sur des données du fisc.
Avec sa proposition de taxation du patrimoine des ultra-riches, Gabriel Zucman s’impose comme la voix économique la plus commentée. Cette visibilité signe-t-elle l’émergence d’une pensée économique alternative, capable d’ébranler les fondements du libéralisme ?
Une étude de l’OCDE montre que la baisse des taux d’impôt sur les sociétés a cessé au niveau mondial. Mais des dispositifs plus discrets continuent d’entretenir la compétition fiscale internationale… au détriment de tous.
Domicile fiscal, résidence effective, conventions fiscales, exit tax… Quentin Parrinello, le directeur des politiques publiques de l’Observatoire européen de la fiscalité redéfinit, pour « l’Humanité magazine », les contours du débat sur la fiscalité des ultra-riches.
Au premier jour de l’examen du projet de loi de finances, ce lundi 20 octobre, et avant les discussions dans l’hémicycle, les élus ont acté le maintien de l’impôt exceptionnel sur les plus riches jusqu’à ce que le déficit passe sous les 3 %. Le principe d’un impôt universel a aussi trouvé une majorité.
La taxe Zucman vient de se trouver un improbable allié. Dans un éditorial du 16 octobre, le Financial Times, la bible du libéralisme, a titré son édito : « Il est temps de guillotiner les avantages fiscaux accordés aux super-riches en France. »
Invités à l’Assemblée nationale, Jayati Ghosh, Joseph Stiglitz et Gabriel Zucman défendent l’idée d’un impôt plancher sur les ultra-riches, en débat dans plusieurs pays. Pour ces trois économistes, une telle taxe ne nuirait en rien à l’économie et constituerait une réponse a minima aux inégalités.
Avec son idée d’impôt plancher sur les plus grandes fortunes, brandie à chaque journée de mobilisation, l’économiste a convaincu la gauche, une large majorité de Français et bouleversé le débat budgétaire. Enquête sur la genèse et les dessous d’une mesure devenue le symbole des inégalités.
La famille Dassault a transformé sa holding familiale en « holding animatrice », lors d’une assemblée générale mixte tenue au mois de juin, a révélé, lundi 29 septembre, le quotidien le Monde. Un statut fiscal favorable qui permet d’échapper à l’impôt sur la fortune immobilière et d’être partiellement exonéré de droits de succession.
Dans un rapport visant à apporter de la visibilité aux industriels sur la fiscalité publié ce lundi 22 septembre, le Conseil des prélèvements obligatoire, un organisme proche de la Cour des comptes, appelle à privilégier une suppression de l’impôt de production C3S à celle pourtant déjà prévue de la CVAE. Il préconise également d’abandonner la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises dans le prochain budget pour soutenir la fragile réindustrialisation.
Oxfam publie ce lundi 22 septembre une synthèse de ses propositions en matière d’impôts. De quoi alimenter le débat en cette période cruciale, nous explique Layla Abdelké Yakoub, chargée de plaidoyer justice fiscale et inégalités de l’ONG.
Défendue par la gauche, l’idée d’un impôt plancher pour les contribuables ayant un patrimoine supérieur à 100 millions d’euros est issue des travaux de l’économiste Gabriel Zucman.
Le débat sur les nécessaires économies budgétaires achoppe sur la répartition des efforts demandés aux Français, sur fond d’appel à plus de justice fiscale, en faisant notamment contribuer plus les « ultra-riches ».
Selon l’Insee, la baisse du taux normal de l’impôt sur les sociétés a rapproché la France de la moyenne des pays de l’OCDE. Mais l’écart d’imposition entre PME et grands groupes s’est accru.
Si les ménages qui détiennent du patrimoine sont sensibles aux évolutions de la fiscalité, peu font le choix de s’exiler à l’étranger pour des raisons fiscales, met en évidence une étude publiée par le Centre d’analyse économique (CAE) ce mardi 2 septembre. Et les départs constatés n’ont que des effets limités sur l’économie française à long terme.
A l’heure de la dérive des comptes publics et de l’explosion de l’extrême richesse, créer un impôt plancher sur les patrimoines des milliardaires devrait être une priorité, estiment des lauréats du prix Nobel d’économie dans une tribune au « Monde ».
Depuis le sommet onusien de Séville, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et le président brésilien Lula plaident pour une taxation internationale des super-riches, contre l’avis des grandes puissances. L’ONU ne peut imposer cette mesure, mais le signal politique est fort.
Les « règlements d’ensemble » qui consistent à accorder un rabais aux fraudeurs coûtent plus d’un milliard d’euros par an au fisc. Totalement opaque et sans cadre légal, la pratique profite aux entreprises et aux plus riches.
Les filiales Lagardère Media et Hachette Livre sont visées par un redressement fiscal de près de 200 millions d’euros, révèle le média d’investigation la Lettre. Bercy leur a respectivement adressé 189,9 millions et 6,5 millions d’euros de rectification pour l’année 2024. Une annonce à rebours de la communication du groupe, qui a loué une année record.
L’évidente sous-imposition des plus riches et les difficultés budgétaires rendent plus probable la taxation de leur patrimoine, examinée au Parlement. Mais elle subit un tir de barrage… avec des arguments peu crédibles.
À peine rentré des États-Unis, le patron de LVMH s’en est pris au système fiscal français et au projet de budget qui, selon lui, mettraient en danger les multinationales du CAC 40. En brandissant la menace de la « délocalisation ». Chantage !
La justice fiscale s’est invitée dans les débats sur le budget 2025. Est-ce une victoire symbolique ou la situation est-elle devenue insupportable ? questionne Oxfam dans son rapport annuel paru ce lundi.