Travail : Comment la réforme des retraites impacte la rupture conventionnelle #Retraite
Le montant des contributions payées par l’employeur à l’occasion d’une rupture conventionnelle signée avec un salarié a été modifié
Le montant des contributions payées par l’employeur à l’occasion d’une rupture conventionnelle signée avec un salarié a été modifié
« Il n’est pas question » que le gouvernement se serve dans les caisses du régime de retraite complémentaire du privé, l’Agirc-Arrco, et la CGT en fait une « ligne rouge », a averti dimanche 8 octobre Sophie Binet. Explications.
En sursis depuis plusieurs mois, le malus sur les retraites complémentaires des salariés du privé va finalement être supprimé, comme l’ont décidé les partenaires sociaux. Une suite logique à la réforme des retraites avec plusieurs conséquences pour les assurés.
Les pensions des complémentaires vont augmenter de 4,9 % au 1er novembre, pour suivre l’inflation. Le gouvernement n’a cependant pas renoncé à puiser dans les caisses du régime.
Un temps envisagée sous la pression de l’exécutif, l’hypothèse d’une contribution en faveur des prestations les plus faibles a été écartée, dans ce projet d’accord conclu dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 octobre.
Les négociations syndicats-patronat sur les retraites complémentaires du privé (Agirc-Arrco) s’achèvent mercredi soir, avec l’espoir d’une revalorisation conséquente des pensions. C’est sans compter sur l’exécutif qui lorgne sur la cagnotte, 68 milliards d’euros de réserve, ce qui irrite fortement tous les partenaires sociaux.
Le président du Medef s’inquiète de l’interventionnisme grandissant du gouvernement, aussi bien sur la lutte contre l’inflation que dans le paritarisme de gestion. Il refuse que l’Agirc-Arrco « devienne une variable d’ajustement pour les régimes gérés par l’Etat ». Selon le Medef, le coût du travail va être renchéri de 3 milliards du fait de plusieurs décisions.
Les syndicats et le patronat pilotant le régime de retraite complémentaire des salariés du privé, Agirc-Arrco, ont débattu vendredi d’une revalorisation des pensions tentant compte de l’inflation pour le mois de novembre. Un accord est attendu mercredi.
Si les partenaires sociaux n’acceptent pas d’eux-mêmes une ponction sur l’Agirc-Arrco, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale l’imposera, a menacé le ministre du Travail, Olivier Dussopt, mardi.
D’après les partenaires sociaux, l’exécutif appelle la retraite complémentaire Agirc-Arrco à contribuer au financement de la hausse du minimum de pension. Une demande rejetée en bloc par les syndicats.
Depuis le 5 septembre 2023 une négociation s’est ouverte entre les organisations patronales et les organisations syndicales sur les retraites complémentaires. La CGT y participe avec son Union générale des ingés, cadres et techs qui porte ses revendications.
Cette décote, instaurée pour inciter les salariés à travailler au-delà de 62 ans, n’a plus lieu d’être avec la réforme des retraites et l’allongement de la vie professionnelle.
Le gouvernement a chiffré la ponction qu’il envisage d’effectuer dans le trésor du régime de retraites complémentaires du privé. Un scénario visant à financer les petites pensions, mais qui révolte plusieurs organisations de salariés.
C’est avec cette ambition que la CGT aborde les négociations sur les retraites complémentaires, amorcées le 5 septembre dernier. Elle ne se satisfera pas de la seule suppression du malus, mis en place en 2019. Propositions.
Toucher une part de ses pensions avant l’âge légal de la retraite, en travaillant à temps partiel : c’est le principe de la retraite progressive. Le dispositif devrait intéresser davantage de seniors dans les années à venir.
Alors que l’âge légal de la retraite va reculer progressivement jusqu’à 64 ans, une large majorité de salariés seniors expriment un désir de changement.
Alors que la réforme des retraites est entrée en vigueur, les syndicats réclament à l’unisson l’abandon du système de décote qui, depuis 2019, incite les salariés du privé à travailler plus longtemps.
Le report de l’âge légal va conforter les ressources du régime de retraite complémentaire des salariés du privé de près de 22 milliards d’euros sur 15 ans. De quoi justifier des gestes en faveur des retraités, selon les syndicats.
Informations manquantes, mises à jour incomplètes du système informatique, conditions de travail dégradées… Les syndicats se plaignent de la manière dont les salariés de la principale caisse de retraites doivent intégrer les changements introduits par la loi du 14 avril sur le report de l’âge légal.
Les syndicats et le patronat renégocient à partir de ce mardi les règles du jeu des retraites complémentaires. Les salariés devraient bénéficier de la disparition du système de malus et pourraient acquérir de nouveaux droits en cas de cumul emploi-retraite. Le gouvernement est en embuscade.
On les dit individualistes, ils ont manifesté pour la retraite de leurs parents. On les dit distants par rapport au travail, ils ont fait grève et se sont mobilisés pour un meilleur avenir professionnel. Au moment où va entrer en vigueur la réforme des retraites, rencontre avec quatre jeunes qui se sont investis dans le mouvement social.
La réforme des retraites entre en vigueur vendredi 1er septembre. Les employeurs vont devoir s’occuper des salariés qui restent deux ans de plus et mettre à jour leurs dispositifs de fin de carrière.
Karim Bakhta, animateur du collectif Sécurité sociale de la CGT, alerte sur les difficultés auxquelles sont confrontés les agents des caisses de retraite sur le terrain, entre sous-effectifs et carences informatiques.
Alors que la revalorisation des petites retraites s’appliquera dès la rentrée pour les nouveaux pensionnés, l’impact de la mesure est à nouveau l’objet de confusion.
Pour partir plus tôt à la retraite ou pour éviter une décote, vous pouvez racheter des trimestres au titre de vos études supérieures ou d’une période de stage. Sous certaines conditions, un abattement peut être appliqué pour réduire le coût de l’opération. Et bonne nouvelle : un décret étend les possibilités de bénéficier d’un rachat de trimestres à prix réduit.
L’entrée en vigueur de la réforme le 1er septembre acte la fin du régime spécial des industries électriques et gazières. Sébastien Menesplier, de la FNME-CGT, dénonce un décret « mal ficelé ».
Durant trois jours, la demande d’abrogation de la réforme des retraites sera au cœur des débats. Ce sera le cas au Forum social et avec les syndicats présents.
Le Conseil d’orientation des retraites débattra en septembre d’une affirmation portée par Jean-Pascal Beaufret, ex-inspecteur des finances, qui dénonce des « artifices de présentation » concernant la santé réelle de la branche vieillesse.
Dans un mois, la réforme des retraites entrera en vigueur. Si la direction de l’Assurance retraite affirme que tout sera prêt dans les temps, les agents craignent, de leur côté, une augmentation de leur charge de travail.
Adoptée dans la douleur et sans vote via le 49.3, la réforme prévoit que ces régimes spéciaux seront supprimés pour les agents recrutés à partir de septembre 2023.