Au ministère de l’Education, les limites de Borne #Education nationale
La 39e et la 5e. Depuis les débuts de la Ve République, Elisabeth Borne est la 39e ministre de l’Education de plein exercice. Et c’est la 5e femme à occuper ce poste.
La 39e et la 5e. Depuis les débuts de la Ve République, Elisabeth Borne est la 39e ministre de l’Education de plein exercice. Et c’est la 5e femme à occuper ce poste.
Dans les métiers enseignants, le nombre de candidats aux concours est en baisse tandis que les démissions connaissent une hausse tendancielle. Le temps où ces métiers étaient investis comme un sacerdoce semble révolu. Comment expliquer cette désaffection ?
Le nombre de candidats aux concours de recrutement des enseignants ne cesse de chuter depuis les années 1990, tandis que les départs volontaires augmentent.
Après le passage d’une commission de sécurité au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, la région est sommée de faire des travaux. Faute de quoi l’établissement de 2 000 élèves pourrait ne pas rouvrir en septembre. Un coup de pression de plus pour cet établissement notoirement dégradé.
Près d’un mois avant la possibilité de formuler des vœux, le site Parcoursup ouvre, ce mercredi 18 décembre, avec de nouvelles fonctionnalités, comme un simulateur permettant d’estimer les résultats de réponses des formations en fonction des profils des candidats. Un véritable « scandale », et « une machine à autocensure », déplore Hania Hamidi, secrétaire générale de l’Unef.
La Cour des comptes s’inquiète d’une pyramide des âges « particulièrement vieillissante », un phénomène accentué par la réforme des retraites de 2023, et estime le « degré de préparation » de l’éducation nationale « très insuffisant ». Un rapport qui fait écho aux alertes syndicales, alors qu’il est très difficile d’aménager les fins de carrière.
Tous les concours externes de professeurs en collège et en lycée perdent des postes en 2025, jusqu’à 10 % pour l’enseignement technologique. Allemand, espagnol, physique-chimie, mais aussi lettres et mathématiques… les matières les plus déficitaires en candidats sont les plus touchées, alors que les besoins y sont en hausse.
La poursuite à la rentrée 2025 de la mesure controversée des « groupes de niveau » au collège, en français et mathématiques, « nécessitera un décret du Premier ministre », a jugé jeudi le Conseil d’État.
En supprimant le fonds de soutien au développement des activités périscolaires, le gouvernement Barnier ancre dans l’échec les élèves les plus défavorisés, déplorent le secrétaire national du PS, Yannick Trigance et le maire de Lomme, Olivier Caremelle.
Excédées par les propos de Nicolas Sarkozy, qui a sous-entendu qu’elles ne travaillaient pas suffisamment, six professeures nous racontent à quoi ressemble vraiment leur quotidien auprès d’élèves de maternelle.
La ministre devrait annoncer ce mardi la deuxième phase du dispositif initié par Gabriel Attal, avec des «groupes de besoins» étendus aux quatrièmes et troisièmes de peu d’ampleur, une épreuve anticipée de maths en première et une réforme du brevet.
Alors que les professeurs sont moins souvent absents que la moyenne des fonctionnaires et des salariés du privé, le projet soutenu par le ministre de la fonction publique, Guillaume Kasbarian, leur paraît injuste. Et dangereux, pour un métier dont l’attractivité est déjà en berne.
L’ensemble des organisations syndicales d’enseignants lançait le 14 octobre une alerte sociale, préalable au dépôt d’un préavis de grève du 4 novembre 2024 au 31 mars 2025, suite à l’annonce de la suppression de 4000 postes de professeurs dans le cadre du projet de loi de finances 2025 (PLF).
Moins d’un mois après la rentrée, de Vitry-sur-Seine à Ivry en passant par Arcueil, parents d’élèves, enseignants et assistants d’éducation se mobilisent pour une amélioration des conditions de travail et d’apprentissage. Ce lundi, une opération « école morte » était organisée par exemple au collège Chérioux.
Le nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) a explosé en une décennie, s’inquiète la Cour des comptes dans un rapport publié ce lundi. Elle met en garde contre « la soutenabilité budgétaire » de cette politique et pointe la coexistence difficile des secteurs éducatif et médico-social.
Une rentrée scolaire sans ministre, sans consigne précise sur les réformes en cours, et sur fond de désaffection persistante pour le métier d’enseignant… Première grève au programme le 10 septembre.
Depuis plusieurs années, le manque de professeurs fait la une de la presse à chaque rentrée. Les concours enseignants peinent en effet à attirer un nombre suffisant de candidats : en 2024, le taux de postes pourvus par les concours (internes et externes) était de 88,3 % dans le premier comme dans le second degré.
Les lycées privés disposent de meilleures conditions d’enseignement que le public, révèlent des données confidentielles auxquelles franceinfo a eu accès. Cette inégalité, présente dans la majorité des académies, s’explique par des mécanismes de répartition complexes.
Plusieurs nouveautés attendent les élèves qui font leur rentrée lundi, mais des inconnues subsistent, en raison de réformes annoncées, dont l’application dépendra d’un futur gouvernement.
La rentrée scolaire va se faire avec un gouvernement démissionnaire. La situation est inédite, alors que l’Éducation nationale s’est largement mobilisée l’an dernier contre la réforme du « choc des savoirs » et pour un plan d’urgence dans le 93.
Ils ont entre 18 et 20 ans et se retrouvent sans aucune proposition d’admission sur Parcoursup. Certains passent des après-midi au téléphone, d’autres ont abandonné en chemin, face aux méandres de la plateforme. À l’issue de la première phase d’admission, ils sont près de 85 000 sans réponse.
Elles sont un rouage essentiel de l’Éducation nationale pour l’égalité à l’école. Pourtant, les accompagnantes d’élèves en situation de handicap restent maintenues dans la précarité, mais continuent à se mobiliser pour être considérées.
Les premiers résultats du concours externe du Capes 2024 révèlent une pénurie continue dans certaines disciplines. Le Snes-FSU réclame une revalorisation du métier, seule alternative pour inciter les étudiants à devenir professeurs.
Le contenu précis de la réforme de la formation des enseignants, prévue pour septembre, tarde à se dessiner. Les syndicats réclament un report. Parmi les hypothèses : les étudiants, payés durant leur master, s’engageraient à rester cinq ans dans l’Education nationale.
Le ministère de l’éducation nationale a maintenu la présentation officielle du décret aux syndicats, mardi, malgré l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale. Le texte, qui contient plusieurs « lignes rouges », comme la question du statut des futurs recrutés, fait la quasi-unanimité contre lui.
Plus de la moitié des élèves de seconde n’ont pas trouvé de stage pour ce mois-ci, selon le principal syndicat d’enseignants du secondaire, le SNES-FSU. A dix jours de l’échéance, le ministère de l’Education nationale tente de rassurer.
Si le ministère a identifié de potentiels « gisements d’économie » pour environ 550 millions d’euros, il ignore encore où trouver les 130 millions restants.
Depuis février, la mobilisation se poursuit dans les écoles, collèges et lycées de Seine-Saint-Denis. Postes manquants, absences non remplacées, classes surchargées… Le département est singulièrement maltraité.
Le volume des heures additionnelles réalisées par les enseignants de collège et lycée atteint des niveaux inégalés depuis quarante ans. Une intensification du travail qui compense notamment les postes supprimés, et dont les effets se ressentent sur le quotidien des professeurs.
Bien loin du « choc d’attractivité » vanté par Gabriel Attal, les premiers résultats des concours de recrutement des professeurs sont catastrophiques. Ils annoncent, pour la rentrée, un manque d’enseignants au moins égal, si ce n’est supérieur, à celui des dernières années.