Le 12 février dernier, Usbek & Rica a organisé son troisième Book Club à la librairie Jonas, à Paris. L’occasion d’échanger avec la sociologue Dominique Méda autour de son essai Une société désirable, Comment prendre soin du monde (éditions Flammarion)… Mais aussi de revenir sur quelques questions d’actualité comme le Sommet de l’IA, qui s’est tenu à Paris les 10 et 11 février.
Le risque premier avec l’intelligence artificielle n’est pas qu’elle s’attaque aux humains comme dans un scénario de science-fiction. Mais plutôt qu’elle participe à détruire notre environnement en contribuant au réchauffement climatique.
Degré de fiabilité, gain de productivité, coût… De nombreux outils d’IA sont maintenant déployés dans les entreprises et les administrations, avec des effets encore ambivalents.
Le conglomérat de médias américain remporte une première victoire contre Ross Intelligence, une start-up spécialisée dans l’IA juridique. Le juge a rejeté l’argument d’usage loyal (« fair use ») avancé par l’entreprise.
L’économiste Malo Mofakhami souligne, dans une tribune au « Monde », les dangers que l’intelligence artificielle fait peser sur le travail : celle-ci ne doit pas développer un modèle où la technologie serait au service exclusif de la réduction des coûts et de l’optimisation des tâches.
Patrons, syndicats et organisations internationales se sont réunis ce lundi 10 février lors d’une table ronde pour échanger sur l’avenir du travail et la menace de l’automatisation qui pèse sur les emplois.
L’apprentissage antagoniste explore les vulnérabilités des modèles d’intelligence artificielle et les moyens de s’en défendre. Quelques explications à l’heure du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle.
Avant le sommet de l’intelligence artificielle organisé par l’Élysée les 10 et 11 février à Paris, l’eurodéputé écologiste David Cormand a organisé une réunion alternative le 7 février. Gratuite et ouverte à tous, celle-ci a permis de s’interroger sur l’impact de l’IA sur nos sociétés.
Paris accueille le Sommet pour l’action sur l’IA lundi 10 février. Emmanuel Macron promet des annonces pour renforcer la compétitivité de la France. Syndicats, partis, scientifiques et ONG revendiquent de redonner du sens à cette révolution technologique.
Des centaines de sites d’actualité sans journalistes diffusent des contenus générés par intelligence artificielle, souvent plagiés ou inventés. Leurs créateurs revendiquent d’exploiter des failles «laissées béantes par Google». «Libération» et «Next» ont enquêté sur ce phénomène qui préoccupe la presse traditionnelle.
Robot conversationnel, assistance dans la rédaction, ce partenariat prévoit plusieurs outils d’intelligence artificielle destinés à assister les conseillers de l’agence France Travail. Voici lesquels.
Trois conditions sont nécessaires pour atteindre ces objectifs, estiment cinq syndicats d’éditeurs de presse, dont le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil), auquel adhère Politis, dans une tribune publiée avant le Sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle des 10 et 11 février.
L’utilisation de l’intelligence artificielle peut-elle être responsable et éthique ? Face aux risques environnementaux, sociétaux et humains de l’IA, la spécialiste Amélie Cordier avance des pistes de solutions. Entretien.
Nourrie par les données disponibles, l’intelligence artificielle (IA) renforce le sexisme existant. Plusieurs initiatives décortiquent ses dangers et imaginent des propositions pour en faire un levier d’égalité.
Avec des investissements inédits des États-Unis et l’ascension fulgurante du modèle chinois DeepSeek, la course à l’IA s’intensifie. Au-delà de la course technologique, une bataille économique et stratégique se joue, dont le gagnant pourrait prendre une avance définitive, estime Charles Thibout, chercheur en géopolitique.
Le 14 janvier 2025, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), troisième assemblée constitutionnelle de la République française, a adopté l’avis « Pour une IA au service de l’intérêt général ». Composé de 175 membres représentant la société civile organisée — syndicats, associations, organisations patronales, ONG —, le CESE conseille le Gouvernement et le Parlement en matière de politiques publiques économiques, sociales et environnementales. En annexe de cet avis, la contribution de la Délégation aux droits des Femmes et à l’Égalité ainsi que la Commission Travail et emploi mettent en lumière les dangers et opportunités de l’intelligence artificielle pour les femmes et l’égalité des droits.
Elon Musk, Sam Altman… Au sein du petit monde de la tech, ils sont plusieurs à affirmer que nous n’aurons bientôt plus besoin de travailler grâce aux intelligences artificielles. Mais que vaut cette promesse ? L’IA pourrait-elle vraiment nous libérer du travail ?
Reconnaissance faciale en temps réel, interprétation des émotions, catégorisation des pensées religieuses, sexuelles et politiques… La France a activement milité pour que ces pratiques soient permises par « l’AI Act », le règlement européen sur l’intelligence artificielle, révèlent Disclose et Investigate Europe, documents confidentiels à l’appui.
De plus en plus de professions se retrouvent confrontées, plus ou moins frontalement, au déploiement de l’intelligence artificielle générative. Mais dans les branches comme dans les entreprises, les négociations restent balbutiantes. Comment accélérer ?
L’agence Française de Presse et l’entreprise de tech, Mistral AI, ont annoncé, ce jeudi 16 janvier, le début de leur collaboration commerciale. Le robot conçu pour dialoguer avec des utilisateurs, Le Chat, peut désormais se baser sur l’ensemble du contenu informationnel produit par l’AFP.
Le dirigeant de Meta, Mark Zukerberg est accusé d’avoir donné son accord pour l’entrainement de ses modèles de langage Llama avec des œuvres protégées par le copyright et provenant d’une vaste base de données piratée. Le réseau social se défend en affirmant que l’exploitation des ouvrages en question relève du « fair use » (usage raisonnable) du droit américain.
Les décisions administratives prises grâce à des algorithmes ou des systèmes d’intelligence artificielle (IA) sont de plus en plus nombreuses et ne sont pas sans risque pour les droits des usagers. La Défenseure des droits, Claire Hédon, alerte sur ce phénomène dans un récent rapport.
Les géants du secteur présentent leurs «agents d’IA» comme étant la prochaine grande révolution de l’intelligence artificielle. Mais pour fonctionner, ces assistants numériques capables d’effectuer des tâches à notre place sur un ordinateur exigent un plus ample accès à nos informations personnelles.
Entretien avec le professeur d’ingénierie électrique et informatique Shaolei Ren, auteur d’une étude inédite sur les conséquences sanitaires du déploiement de l’intelligence artificielle.
L’intelligence artificielle change en profondeur le travail. Elle est pourtant très peu objet de négociation dans les entreprises. Les syndicats, sous l’égide de l’Ires, appellent à changer cet état de fait.
Excel, Outlook, PowerPoint, Word. Les contenus des utilisateurs sont « analysés » par une fonctionnalité clé pour Microsoft, « connected experiences ». Cela lui permet d’utiliser le contenu produit comme bon lui semble, notamment pour alimenter ses modèles d’IA. Et gare à celui qui osera remettre en cause l’aspect légal de cette aspiration de contenu : la firme de Redmond a tout prévu et s’appuie sur une clause qui lui donne tous les droits.
Est-ce une manière de redessiner les lignes pour Bruxelles ? Le bureau européen de l’IA chargé de la mise en oeuvre du règlement sur l’IA ouvre la discussion sur la définition des systèmes d’IA et les pratiques d’IA interdites. Objectif : cumuler le plus de cas d’usage possible afin de se préparer au mieux à la mise en conformité des entreprises.
Alors que l’IA s’approprie des pans entiers de la création artistique, comédiens, auteurs et musiciens expriment de plus en plus leurs craintes, et montent au créneau.
Pour répondre aux appels d’offres, rédiger un prospectus ou générer un reporting client, l’intelligence artificielle a des atouts que les sociétés de gestion cherchent de plus en plus à exploiter. Mais des précautions s’imposent.
Ni obligatoire, ni courante, la négociation sur les nouvelles technologies liées à l’intelligence artificielle se concentre essentiellement sur les enjeux d’emploi. C’est ce que montre l’analyse des accords d’entreprises mentionnant le thème de l’IA conclus entre 2017 et 2024.