La diversité et l’inclusion deviennent des enjeux stratégiques majeurs pour les entreprises, dès l’étape du recrutement. Face à cette exigence, l’intelligence artificielle s’impose comme un outil puissant : capable d’objectiver la sélection des candidats, mais aussi d’amplifier (si elle est mal conçue) les biais qu’elle prétend corriger. Entre promesse d’équité et risque de discrimination, comment faire de l’IA un véritable levier d’inclusion ?
Plusieurs études montrent que les embauches de jeunes diplômés marquent le pas dans les entreprises qui utilisent le plus l’intelligence artificielle. Les gains de productivité mettront toutefois du temps à se diffuser au reste de l’économie.
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, les entreprises embauchent moins de débutants. Problème : comment fabriquer des salariés expérimentés s’ils ne peuvent pas commencer leur carrière, s’interroge notre éditorialiste Jean-Marc Vittori ?
Alors que les commandes s’amassent pour le géant du conseil grâce à l’IA générative, ce dernier a enclenché un programme d’optimisation de ses activités pour le moins drastique : embauche massive de profils qualifiés en IA, mise à niveau de ses employés actuels et licenciement pour ceux qui ne pourraient suivre la cadence et s’adapter à cette nouvelle ère.
Pour la première fois dans l’histoire, une intelligence artificielle a fait en Albanie son entrée au sein d’un gouvernement. Au-delà des questionnements sur la place des IA dans la décision publique, la nomination de Diella comme ministre chargée des marchés publics suscite des interrogations sur la féminisation quasi systématique des avatars IA. Cette pratique trompeuse qui entretient les stéréotypes de genre perpétue l’objectification des femmes et facilite la manipulation.
En permettant au consommateur de déléguer une partie de son parcours d’achat, l’IA agentique pourrait redéfinir le commerce en ligne, selon le Boston consulting group.
Dans une récente étude, OpenAI a analysé des milliers de messages envoyés à son célèbre chatbot pour savoir comment s’en servent (vraiment) ses utilisateurs. Aide à l’écriture, moteur de recherche, résolution de problèmes… On a sélectionné pour vous les six usages les plus marquants de ChatGPT.
La start-up a levé 1,7 milliard d’euros, dont 1,3 milliard auprès du champion néerlandais des semi-conducteurs ASML. Un partenariat stratégique pour l’écosystème européen de l’intelligence artificielle, dont Mistral est devenu l’un des étendards.
Dans son dernier livre, « Un taylorisme augmenté », le sociologue Juan Sebastián Carbonell décrit l’intelligence artificielle comme un moyen de contrôle renforcé sur un travail dégradé. Et appelle à une lutte sociale centrée sur la question technologique.
Le contrôle du « bon usage » de l’intelligence artificielle par les employeurs passe notamment par un accès limité tantôt aux manageurs, tantôt à des catégories de personnel ciblées en fonction des besoins recensés.
A écouter certains entrepreneurs de la tech, l’intelligence artificielle générale serait sur le point d’émerger. La bataille d’experts n’est certes pas tranchée, mais les enjeux financiers colossaux biaisent leurs prises de position.
Les outils d’intelligence artificielle peuvent-ils aider à mieux anticiper les catastrophes économiques et financières ? En intégrant une information plus fraiche et plus qualitative, il serait possible d’identifier des signaux faibles bien en amont de la crise. Mais gare, le recours à ces outils expose à de nouveaux risques qu’il ne faut pas minorer.
Regroupement d’offres de formations sur une plateforme, listes de cas d’usages et de fournisseurs de solutions clés en main, ambassadeurs de l’IA… Avec son plan Osez l’IA, la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle Clara Chappaz souhaite aider les TPE et PME qui n’utilisent pas de telles solutions à passer le cap.
Les progrès de l’IA transforment les entreprises en organisme symbiotique. Il s’agit désormais de piloter des entités intelligentes, autonomes, interconnectées. Ce qui change tout, prévient Michel Levy Provençal.
Selon la banque Morgan Stanley, le pays représente actuellement 40% du marché de la robotique, soit le plus haut niveau mondial. Ce secteur pourrait notamment atteindre 108 milliards de dollars en 2028, soit une hausse de près de 130% par rapport à 2024. Une politique agressive en matière d’investissements et d’innovation explique l’exploit chinois.
Les traducteurs évoluent dans une profession compétitive et en pleine mutation, où l’utilisation des nouvelles technologies — aujourd’hui l’IA — mène, une fois de plus, à la déshumanisation de leur travail et à la précarisation de leurs conditions de celui-ci. Cette évolution semble préfigurer celle de nombreuses autres professions spécialisées.
Avec le robot conversationnel Chat FT, ou Match FT pour optimiser la recherche de candidats à l’emploi, France Travail s’appuie sur l’IA pour développer de nouveaux outils à destination des agents comme des usagers. Pour « Les Echos de l’IA », Samir Touzani reçoit Sylvain Poirier, directeur chargé de l’IA chez France Travail.
Si l’utilisation de l’intelligence artificielle fait un bond chez les cadres et les manageurs, la prise en main de ces outils par les salariés, qui expliquent que leur pratique sert les intérêts de l’entreprise, a devancé l’accompagnement par les services des ressources humaines, constate la journaliste Anne Rodier dans sa chronique.
Alors que les décrets appliquant les sanctions prévues par la loi plein emploi viennent d’être publiés, la Quadrature du Net révèle que France Travail utilise des robots pour contrôler les chômeurs.
En plein débat sur la régulation de l’intelligence artificielle au Royaume-Uni, l’ancien directeur des affaires publiques de Meta, Nick Clegg, a affirmé que rendre le consentement des artistes obligatoire avant le traitement de leurs données risquerait de « tuer » l’industrie de l’IA.
Capgemini renforce son partenariat avec Mistral AI et SAP pour démocratiser l’usage de l’IA générative dans les domaines les plus réglementés (services financiers, aérospatiale, défense, énergie, secteur public…). En combinant les modèles de la pépite française, la plateforme SAP Business Technology Platform et son expertise métier, l’ESN entend déployer plus de 50 cas d’usage dans des environnements contraints.
Klarna, le géant suédois du paiement en plusieurs fois, a décidé il y a quelques mois de mettre les humains de côté au profit des robots. Résultat ? À la fin du film, cette fois c’est l’homme qui l’emporte sur la machine !
Le fonds d’investissement émirati MGX, Bpifrance, Nvidia et Mistral AI vont créer une coentreprise dédiée à la construction d’un campus IA en Île-de-France. Cette installation comprendra des data centers, mais aussi des infrastructures de calcul haute performance, d’éducation et de recherche. 8,5 milliards d’euros devraient être investis pour la première tranche du projet. Les travaux débuteront au second semestre 2026.
Cisco a publié son rapport annuel sur la préparation des organisations aux enjeux de cybersécurité. Malgré une très légère progression du niveau de maturité des entreprises, ces dernières sont de plus en plus victimes d’incidents de sécurité liés à l’IA. La faute à des lacunes dans la sensibilisation et la formation interne des salariés, mais aussi à un manque de budget et de professionnels qualifiés.
La fintech spécialisée dans le paiement en plusieurs fois a fait le choix de revenir sur sa décision radicale de geler ses embauches et de miser uniquement sur l’Intelligence artificielle.
L’intelligence artificielle générative rebat les cartes du commerce en profondeur. En France, les entreprises commencent à adopter cette technologie dans le but d’améliorer leur productivité et la relation client.
Lors de la table ronde “Créativité : l’IA peut-elle vous aider à sortir des sentiers battus ?” organisée le 29 avril 2025 dans le cadre de M/K IA, Georges Mohamed Cherif (Buzzman), Marion Carré (Ask Mona) et Frédéric Rose (Imki) ont confronté leurs visions de l’intelligence artificielle appliquée à la création dans la publicité, la culture et la mode.
L’intelligence artificielle promet un soulagement face à l’ennui des tâches répétitives au travail, mais son usage excessif pourrait entraîner une déqualification progressive et une nouvelle forme de frustration professionnelle. Entre automatisation bénéfique et risque de « travail zombie », comment faire de l’IA un allié du développement des compétences plutôt qu’une source d’appauvrissement cognitif ?