Pénibilités au travail : le déni du genre #Égalité
Les femmes subissent des pénibilités au travail trop souvent invisibilisées, car les biais de genre perdurent et les spécificités de l’exercice de leurs métiers sont mal prises en compte.
Les femmes subissent des pénibilités au travail trop souvent invisibilisées, car les biais de genre perdurent et les spécificités de l’exercice de leurs métiers sont mal prises en compte.
Le télétravail, parfois utile pour concilier travail et vie familiale, révèle des inégalités entre hommes et femmes. Les femmes subissent des horaires plus stricts, la suspicion des employeurs et des stéréotypes. Gabrielle Schütz, enseignante-chercheuse et Maîtresse de conférences en sociologie, analyse pourquoi elles optent malgré tout pour le télétravail et propose des solutions pour atténuer ces disparités.
« Réarmement démographique », la formule employée par le président de la République lors de sa dernière conférence de presse le 16 janvier dernier a marqué les esprits. Il est vrai que la natalité baisse en France depuis quelques années. Ainsi, le nombre de naissances a reculé de presque 7 % en un an et de près de 20 % depuis 2010, année du dernier pic des naissances. Le nombre moyen d’enfant par femme est de 1,68, soit beaucoup moins qu’en 2010, où elles avaient plus de deux enfants et en deçà du seuil de renouvellement des générations.
Le dernier classement Forbes documente la parité chez les milliardaires. Comme chaque mois, la rédaction de Cadremploi a repéré 10 infos qui pointent les avancées – et les reculs – de la parité et de la mixité femmes-hommes dans les entreprises. N’hésitez pas à partager !
Le Baromètre de l’économie d’Odoxa, publié en mars 2024, démontre que les femmes prennent moins de risques professionnels que les hommes. Des données « réductrices », selon Marie Donzel, dirigeante d’AlterNego, qui nous apporte son éclairage.
A l’occasion des 80 ans de l’ordonnance de 1944 octroyant le droit de vote aux femmes ainsi que la possibilité de se présenter à une élection, franceinfo a enquêté sur la persistance de comportements sexistes au cœur du pouvoir.
Candidate sur la liste PCF menée par Léon Deffontaines, la communiste Hélène Bidard défend une série de propositions visant à promouvoir l’égalité femmes-hommes. Elle se bat aussi pour inscrire l’IVG dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Bruit, gestes répétitifs, poids à soulever, harcèlement… La revue « Travail, genre et société » documente la pénibilité du travail assigné aux femmes. La pénibilité est reconnue pour le travail des hommes, pas pour celui des femmes. Comme si l’abnégation devait être leur moteur.
Le 21 avril 1944, l’amendement présenté par le communiste Fernand Grenier est adopté : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »
L’index de l’égalité entre femmes et hommes dans les grandes institutions financières mondiales met en évidence une domination masculine persistante.
Les relations entre l’histoire des femmes et celle du mouvement ouvrier sont mal définies. Longtemps, les luttes des femmes et la façon dont elles ont pu contribuer à celles du mouvement ouvrier ont été invisibilisées, — ce, d’autant plus qu’elles étaient issues des classes populaires et non lettrées. Ré-écrire le récit des combats sociaux d’un point de vue féminin et reconstituer une mémoire amputée est donc aujourd’hui un enjeu révolutionnaire. Ainsi de la lutte des travailleuses des mines de Poullaouen qui en 1767 parviennent, en organisant un arrêt du travail, à arracher à une grande compagnie dirigée par des nobles et des bourgeois une amélioration de leurs salaires.
En incluant la proportion de femmes et d’hommes, la somme des dix salaires les plus élevés doit être publiée par chaque grande collectivité d’ici au 31 mai. Mais l’appropriation de cette obligation laisse à désirer.
Le budget sensible au genre (BSG) est un outil d’analyse des recettes et des dépenses permettant de comprendre si celles-ci bénéficient davantage aux hommes qu’aux femmes, afin d’agir en conséquence et de corriger les inégalités. La France s’y convertit.
Une série d’études révèle que partout, un fossé potentiellement dramatique se creuse entre les deux sexes, observe Marie Charrel, journaliste au « Monde », dans sa chronique.
Un mois après sa victoire aux élections législatives d’octobre 2022, le nouveau gouvernement suédois de droite, allié avec l’extrême-droite, effectuait un revirement historique. Quelques heures après sa nomination, Tobias Billström, ministre des Affaires des étrangères, confiait à l’agence de presse suédoise TT, que l’approche féministe de la diplomatie de sa prédécesseuse, Margot Wallström, serait abandonnée sans délai.
Trois ans après la publication du Manuel contre le harcèlement au travail (éd Hachette pratique, 2021), l’avocate spécialiste en droit du travail récidive avec Ça commence avec la boule au ventre (éd Les Arènes, 2024) coécrit avec Jules Thomas, journaliste au Monde. Dans ce livre personnel, Élise Fabing évoque sa pratique du droit à travers les dossiers les plus sensibles de ses clientes, afin de dépeindre les nombreuses difficultés rencontrées par les femmes à chaque étape de leur carrière. Un témoignage unique et nécessaire pour lever le tabou de la souffrance dont ces dernières sont victimes au travail.
La stratégie des alliées est un levier puissant que nous devons démultiplier avec énergie pour réduire les disparités économiques entre femmes et hommes, souligne Marie Eloy.
Seulement 2 % des entreprises ont obtenu la note maximale de 100 à l’index d’égalité professionnelle 2024. Les Echos START est allé à la rencontre de ces premiers de la classe.
Moins mis en lumière que l’index de l’égalité, des outils efficaces sont à la disposition des représentants du personnel pour faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes. Encore faut-il les connaître et s’en saisir !
En 2023, une étude d’Eurostat démontrait que les femmes avaient gagné 15,4 % de moins que les hommes, tous postes confondus, pour la même durée de travail. Toujours pour la même durée de travail, et cette fois-ci pour le même poste, l’écart était de 5,3 % la même année. Concrètement, une comptable, qui aurait le même poste, les mêmes études, la même ancienneté et le même temps de travail qu’un collègue, est susceptible de percevoir un salaire 5,3 % moins élevé que lui.
Jusque dans les années 1960, les programmeurs étaient en majorité des programmeuses. 60 ans plus tard, à l’heure du tout-numérique, Gaëlle Chini et Ariane Bobillon-Lebre se demandent quelles solutions déployer pour permettre aux femmes de redevenir des actrices du numérique.
Dans le cadre du projet de médiation scientifique « Que sait-on du travail ? » du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques de Sciences Po, diffusé en collaboration avec « Le Monde », la sociologue Haude Rivoal analyse les mécanismes de résistance du sexisme en entreprise.
En 2013, huit femmes sur dix déclaraient être victimes d’agissements ou de propos sexistes au travail. Dix ans plus tard, rien n’a changé, ou presque. Les consciences évoluent un peu, les langues se délient parfois, mais les pratiques sexistes persistent dans le monde de l’entreprise. Comment expliquer que l’évolution des mœurs accompagne si peu celle des mentalités ? Après des années à se spécialiser sur les questions d’égalité professionnelle et de sexisme au travail, Brigitte Grésy et Pauline Rochart échangent sur la libération de la parole et les moyens de faire bouger les lignes.
L’index égalité professionnelle fait du surplace, selon les données du ministère du Travail que « Les Echos » publie en exclusivité. Cela renforce la nécessité de réformer son contenu, un chantier que la ministre Catherine Vautrin doit ouvrir bientôt. Le mouvement de féminisation des instances de direction est, lui, bien enclenché.
L’économiste Dominique Meurs revient sur les fondements des écarts persistants de salaires. Elle estime que l’entreprise peut être un des « moteurs » pour initier un changement de fond.
Le Haut Conseil à l’égalité propose des pistes pour améliorer ce système de notation-sanction s’imposant en théorie aux entreprises et censé améliorer la rémunération et la carrière des femmes, mais qui, dans les faits, n’a qu’une portée limitée.
La politologue Anja Durovic analyse les effets de genre dans les urnes. Pour « l’Humanité magazine », elle revient sur les premiers résultats de ses recherches.
L’année dernière, près de 80 % des femmes travaillaient sur site – contre à peine 70 % de leurs pairs masculins, selon une étude publiée par LinkedIn Actualités. Profil des postes occupés, séniorité, sexisme… quels facteurs expliquent cet écart ?
Selon une étude du ministère du travail, la conflictualité aboutit moins souvent sur des augmentations de salaires dans les secteurs à prédominance féminine. Cela s’explique par la moindre présence des syndicats, mais aussi par l’omniprésence de métiers moins qualifiés et mal reconnus, où le sujet du salaire est moins mis en avant.
Une étude de l’Insee publiée ce mardi 5 mars met en lumière des écarts salariaux encore importants entre les femmes et les hommes, même si les différences se réduisent à poste et à temps de travail égal.