Face aux ambitions d’Airbus, les sous-traitants pris de vertige #Industrie
La production XXL annoncée par l’avionneur contraint les PME et ETI de la filière à booster leurs capacités industrielles, au prix de quelques acrobaties financières.
La production XXL annoncée par l’avionneur contraint les PME et ETI de la filière à booster leurs capacités industrielles, au prix de quelques acrobaties financières.
Le tribunal de commerce d’Orléans a mis en sursis le sort des 227 salariés de la verrerie Duralex de La Chapelle-Saint-Mesmin (45). Lors de son audience du 5 juin, il a examiné quatre scénarios potentiels et annoncé qu’il accordait jusqu’à fin juin la possibilité de nouvelles offres de reprise.
Cinq ans après la fermeture de l’emblématique usine girondine, un projet de reprise du site vient enfin d’être annoncé. Quelque 2 500 emplois sont promis sur la friche en cours de dépollution. Mais des doutes persistent quant aux types de contrats créés et sur le sort réservé aux anciens salariés
Face aux géants américains et asiatiques, l’Union européenne sort les griffes. Tous les secteurs industriels sont mobilisés, mais la bataille est loin d’être gagnée. Elle se poursuivra après les élections européennes, en juin.
Le président de la République a mis en scène son pouvoir vertical en matière de stratégie industrielle lors du 8e sommet Choose France tenu à Versailles le 13 mai. À Montreuil, le 28 mai, la CGT y opposera les États généraux de l’industrie et de l’environnement. Y sera discutée la nécessaire imbrication des stratégies industrielles et environnementales avec les enjeux démocratiques, que la présidence de la République prend soin d’occulter.
Des salariés de l’équipementier automobile MA France, placé en liquidation judiciaire, continuent à chercher une issue au conflit qui les oppose à leur donneur d’ordre, le groupe Stellantis. Ce mercredi 22 mai, ils ont rencontré des responsables de la filière auto.
Dans le cadre d’un contrat de filière avec l’industrie mobile qui doit être officiellement signé lundi 6 mai, le gouvernement français vise les 800 000 ventes de voitures électriques dès 2027. Cet objectif revient presque à multiplier par trois les ventes en quatre ans et atteindre 45 % de parts de marché.
Le gouvernement a lancé lundi un appel à projets de 55 millions d’euros pour doper l’industrie française du vélo, alors que la majorité des cycles vendus en France est fabriquée à l’étranger.
Batteries automobiles, éoliennes en mer, acier sans charbon… Les projets de décarbonation se multiplient à coups de milliards dans le port de Dunkerque, qui pèse plus de 20 % des émissions de CO2 industrielles du pays.
Batteries scellées, carrosserie moulée en une seule pièce… La réparation des véhicules électriques s’avère de plus en plus compliquée face à certaines pratiques des constructeurs. L’association Halte à l’Obsolescence Programmée dénonce ces dérives apparentées à de la “fast-fashion” et appelle les pouvoirs publics à mieux encadrer la durabilité et la réparabilité de ces véhicules.
La relocalisation d’entreprises industrielles et manufacturières, enclenchée en Europe et aux Etats-Unis depuis la crise sanitaire du Covid, est un mouvement de fond qui va s’accélérer dans les années à venir, selon une étude de Capgemini.
Les ministères de l’industrie et de la transition écologique ont présenté, mardi, un dispositif de surfaces foncières disponibles pour attirer les investisseurs français et étrangers. Au total, cinquante-cinq sites ont été retenus, représentant plus de 3 000 hectares répartis sur l’ensemble du territoire.
Les méga-usines planifient au cordeau l’arrivée du personnel. Pas facile lorsque le site est unique, les technos émergentes, les compétences inexistantes et les montées en cadence rapides.
Toujours sans compromis à propos de la voiture électrique, le patron de Stellantis s’est exprimé à propos des batteries et de leur avenir. Il veut que l’industrie trouve un moyen de réduire de moitié le poids des batteries.
Boeing change de pilote. Le PDG de l’avionneur américain, Dave Calhoun, démissionne alors que le groupe connaît des accidents à répétition. Toute la gouvernance du groupe est renouvelée dans l’espoir de redresser la barre.
Difficultés de recrutement, charges et coût du travail élevés, investissements insuffisants, capacités disponibles limitées : la production industrielle française est freinée dans son développement. Et le commerce extérieur en pâtit.
Le débat autour de la place et de la dynamique de l’industrie au sein de l’Union européenne (UE) n’est pas aisé, tant il est phagocyté par des considérations nationales, entre des pays dotés d’un secteur manufacturier puissant, comme l’Allemagne, et d’autres aux prises avec un déclin amorcé il y a plusieurs décennies, comme la France. Au-delà de cette hétérogénéité au sein de l’UE, le décrochage de cette dernière en matière d’investissements dans les secteurs stratégiques (notamment pour la transition écologique) est inquiétant.
La disponibilité de la main d’œuvre n’est plus perçue comme un atout de la France. Les entreprises américaines présentes en France appellent le gouvernement a accélérer les réformes, notamment autour de la simplification pour lever les freins à l’attractivité.
Le groupe d’aéronautique et de défense profite de la hausse des cadences de production d’Airbus, de Boeing et de Dassault Aviation pour renforcer ses capacités de production en France, où il compte déjà 76 sites industriels.
Le tribunal de commerce de Lille Métropole examine ce mercredi 28 février l’offre de reprise de MG Valdunes par Europlasma, qui projette de décarboner la production au prix d’importantes coupes dans les effectifs.
On voit mal comment l’industrie pourrait atteindre en 2030 des objectifs renforcés sans engager des investissements dans des solutions innovantes, donc plus coûteuses ou plus risquées que la simple sobriété énergétique, relève le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel dans sa chronique.
Les trois prochains jours s’annoncent cruciaux pour la reprise par Europlasma des deux sites du fabricant de matériel ferroviaire, avec 175 postes conservés. La CGT a obtenu des garanties d’accompagnement et de reclassement.
Le constructeur français a dévoilé ce lundi la réinterprétation électrique de son modèle phare des années 1970 et 80. Un lancement crucial, qui doit incarner le retour au premier plan du Losange dans les voitures à batteries.
Lors des Négociations annuelles obligatoires, les propositions de la direction ont été rejetées par les salariés. Elles interviennent après l’annonce d’un plan de suppression de 1500 emplois dans le monde, dont 293 en France.
Les deux groupes automobiles français ont connu une excellente année 2023, avec des ventes en net progrès. Mais après celle de Tesla, la menace des voitures chinoises à prix cassé plane : en meilleure position que son concurrent, le patron de Stellantis Carlos Tavares rêve d’une nouvelle mégafusion.
Les signes de ralentissement dans les usines du pays se multiplient. Prix de l’énergie élevés, hausse des taux et recul de la consommation pèsent sur l’activité des industriels. Le rebond passe par les nouveaux marchés de la décarbonation et de l’automatisation mais le chemin est escarpé.
Interrogé dimanche pour savoir si l’Etat est prêt à financer « 50.000 voitures » électriques, dans le cadre du leasing social au lieu de 25.000, Roland Lescure, le ministre de l’Industrie a répondu « on le fera, mais on le fera en s’assurant d’une cadence », car le but n’est pas d’électrifier le parc automobile français avec des voitures « made in China ».
Danone inaugure une nouvelle usine dédiée à la fabrication d’alternatives aux produits laitiers en France ce lundi dans le Gers. La production, pour l’essentiel des briques de jus d’avoine, est à 90 % destinée à l’Europe. Le numéro un mondial de l’ultra-frais confirme son virage stratégique.
La course de fond vers la mobilité électrique se transforme en 110 mètres haies pour les constructeurs automobiles, en quête de rentabilité rapide sur les modèles à batteries. Dans un environnement de plus en plus concurrentiel, les acteurs historiques ont de quoi trembler.