A la Société Générale, les syndicats sont prêts à durcir le ton sur le télétravail #Télétravail
L’intersyndicale de la banque a lancé une pétition sur le sujet et appelle à une mobilisation avant une réunion prévue le 19 septembre.
L’intersyndicale de la banque a lancé une pétition sur le sujet et appelle à une mobilisation avant une réunion prévue le 19 septembre.
Malgré des avancées, le télétravail ne réduit pas les inégalités domestiques, notamment en termes de charge mentale. Une révolution égalitaire du travail passe par une refonte des rôles au sein des foyers et un droit effectif à la déconnexion.
Une décision de la Haute Cour donne matière à plusieurs interprétations et soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses sur les indemnités auxquelles ont droit les salariés qui travaillent de chez eux.
Dans la plupart des grandes banques françaises, les salariés bénéficient d’un jour de télétravail en agence et de deux jours dans les fonctions siège et support. Aucune évolution n’est au programme, mais le changement de braquet du groupe de La Défense sonne comme un avertissement.
Les employeurs sont de plus en plus nombreux à réduire le nombre de jours de travail à distance. Au grand dam des salariés, qui aimeraient un statu quo.
Le télétravail, autrefois perçu comme une révolution durable, semble aujourd’hui perdre du terrain. Cinq ans après la crise du Covid, plusieurs grandes entreprises — comme Free, Ubisoft ou la Société Générale — souhaitent voir leurs salariés revenir au bureau. Retour en arrière ou rééquilibrage devenu nécessaire ?
De plus en plus d’entreprises réduisent les jours de télétravail en 2025.
Le travail à distance a eu de gros avantages pour cette entreprise.
Stimuler les échanges et l’innovation, entretenir la culture d’entreprise, mais aussi restaurer du contrôle ou pousser les salariés vers la sortie… Voici les raisons pour lesquelles plusieurs entreprises réduisent les possibilités de télétravail.
Une étude de l’Ademe a démontré les bienfaits du travail à distance, pratique de plus en plus remise en cause par les entreprises, sur l’environnement en hiver. Ils pourraient être plus importants encore en été.
Chez Free et à la Société générale, des grèves ont été déclenchées contre des modifications des règles de télétravail, souvent minimes et mises en place au nom de l’efficacité et de la cohésion. Mais les salariés ne veulent pas lâcher un système qui est au cœur de leur liberté d’organisation.
Pour protester contre la réduction du télétravail, les cadres d’Iliad, maison mère de l’opérateur télécoms Free, étaient en grève ce mardi 1er juillet. Une centaine d’entre eux se sont rassemblés en fin de matinée devant le siège du groupe, dans le 8e arrondissement de Paris, pour réclamer de véritables négociations.
Beaucoup d’entreprises veulent limiter le télétravail. La France est souvent trop rigide, dans les lois comme dans les mentalités, pour profiter pleinement de ses bénéfices, décrypte notre éditorialiste Jean-Marc Vittori.
Après la Société générale vendredi 27 juin, c’est au tour des syndicats du groupe Iliad, maison mère de l’opérateur télécoms Free, d’appeler à la grève mardi 1er juillet. Ils protestent contre de nouvelles restrictions en matière de télétravail. Si les annonces de durcissement se multiplient, dans les faits, la mise en œuvre se heurte à de nouvelles réalités.
Depuis la pandémie, le télétravail est devenu une norme dans le monde. Même si certaines entreprises reviennent dessus, les avantages sont désormais prouvés par la science.
L’opérateur limite le télétravail à six jours par mois, suscitant la colère de deux syndicats. Un préavis de grève a été déposé pour le 1 er juillet. Free défend une mesure équitable, les syndicats dénoncent une dégradation du dialogue social.
Les arguments des entreprises qui veulent réduire la voilure sur le télétravail sont en partie fondés. Attention cependant à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il leur a beaucoup apporté, et il ne faudrait pas l’oublier.
Selon les informations de Bloomberg, confirmées aux « Echos », la direction de Société Générale exige que l’ensemble de ses salariés reviennent au bureau quatre jours par semaine. Certaines entités pourront décider de ne plus autoriser le télétravail pour certains métiers.
La lutte contre les discriminations est effective à la seule condition que les traitements discriminatoires, qu’ils soient directs ou indirects, soient sanctionnés. Selon l’article 1 de la loi du 27 mai 2008 : « Constitue une discrimination indirecte une disposition, un critère ou une pratique neutre en apparence, mais susceptible d’entraîner (…) un désavantage particulier pour des personnes par rapport à d’autres personnes. »
Effet du Covid, le télétravail, auparavant boudé par les entreprises, est devenu un argument pour recruter. Si une majorité des salariés se dit aujourd’hui favorable à cette pratique, sa démocratisation soulève encore des questions juridiques. Pour preuve, ce récent arrêt de la Cour de cassation du 19 mars 2025 au sujet du versement aux télétravailleurs d’une l’indemnisation d’occupation du domicile. Explications avec Me Mingaud, avocat à la cour, spécialiste en droit du travail.
“The Guardian” revient sur un impensé du télétravail post-Covid-19 : l’attribution genrée des espaces domestiques. Une inégalité silencieuse, mais persistante.
Alors que la liste des pays qui proposent un visa spécial nomade numérique continue à s’allonger, le site “Business Insider” annonce “la mort du nomade numérique”. Presque partout, les entreprises demandent à leurs employés de revenir au bureau et les recherches d’emploi à l’international sont nettement moins nombreuses.
Hybridation et hyperconnectivité : une stratégie d’évitement pour échapper aux tâches domestiques ? Débranche et revenons à nous ! Une étude menée en 2022 conclut que les hommes prennent davantage part aux tâches domestiques et familiales en situation de télétravail à domicile. Le télétravail, le jackpot de l’équilibre vie professionnelle-personnelle ?
On le savait très critique sur le télétravail : il persiste et signe. Elon Musk vient une nouvelle fois de prendre position pour le retour au bureau permanent en s’appliquant cette règle à lui-même, comme il l’a expliqué ce samedi 24 mai.
La division britannique de la banque exige depuis 2023 que ses employés passent 60 % de leur temps de travail au bureau. Elle menace désormais de frapper les récalcitrants au portefeuille.
Une flexibilité du temps et de l’organisation du travail qui nous rendrait heureux.
A l’heure où le travail à distance est désormais bien intégré dans le quotidien de nombreux salariés, cette organisation s’apparente à un défi managérial pour les encadrants. Elle les oblige à trouver de nouvelles méthodes d’organisation et de contrôle.
Perte du lien avec les collègues, malentendus avec la hiérarchie, reporting envahissant, hyperconnectivité épuisante… C’est le revers de la médaille du distanciel.
Une étude australienne, menée sur quatre ans et ayant débuté avant la pandémie, livre des conclusions éclairantes sur l’impact du travail à domicile. Les chercheurs sont formels : cette flexibilité améliore significativement le bien-être et le bonheur des employés, transformant notre rapport au travail.
En ajustant leur politique de télétravail, beaucoup de directions d’entreprise propulsent les managers en première ligne pour faire appliquer les nouvelles règles. Pour réussir à faire revenir les salariés au bureau et organiser le travail hybride, ils doivent bénéficier d’un accompagnement spécifique.