L’Ugict-Cgt lance sa campagne pour la réduction du temps de travail #Temps de travail
Travailler moins pour vivre mieux : contexte et réalité
Travailler moins pour vivre mieux : contexte et réalité
Le forfait-jours créé en 2000 concerne désormais 15% des salarié·es et un cadre sur deux. Si cette modalité d’organisation du travail permet théoriquement de garantir notre autonomie au travail, elle fait aussi exploser le temps de travail des ingés, cadres, et professions intermédiaires et techniciennes.
Après un premier volet « Paresse pour tous », l’écrivain Hadrien Klent revient avec « La vie est à nous », un roman à la fois politique et utopique, où un président de la République fraîchement élu institue la semaine de travail de 15 heures pour avoir du temps pour s’occuper de soi, des autres et de la planète. Entretien.
Travailler moins, vivre mieux : comment fait-on ? Les Rencontres d’Options ont débattu de la revendication des trente-deux heures, et leur traduction en semaine de jours. Avec, comme premier thème de de discussion, la recherche de l’équilibre entre vies professionnelle et personnelle. Une illusion ?
C’est un plébiscite : selon un sondage du cabinet Robert Walters, 88 % des cadres souhaiteraient passer à la semaine de quatre jours. Si ce vœu est exprimé par toutes les générations, il est encore plus marqué chez les jeunes, avec un taux atteignant 92% pour les 30-39 ans, contre 79 % au-delà de 50 ans. Mais de quelle semaine de quatre jours parle-t-on ?
Une nouvelle étape de réduction du temps de travail doit désormais prendre en compte la question de l’utilisation du temps libéré, potentiellement générateur d’émissions de gaz à effet de serre. La solution passe par la construction d’un nouveau projet de société.
En conclusion des Rencontres d’Options, la secrétaire générale de la Cgt annonce une grande campagne pour les trente-deux heures et appelle à contrer la loi retraite dans les entreprises et les branches.
Dans cette nouvelle chronique, Maud Stéphan, déléguée générale de Réalités du dialogue social, fournit des clés de lecture et liste des points d’attention pour mieux appréhender le sujet de la semaine de quatre jours dans la négociation collective. En cela, elle s’appuie notamment sur les discussions entre ses membres qui ont témoigné de leurs expériences, lors d’un Cercle d’échanges.
Doit-on adopter la semaine de quatre jours et passer aux 32h ? Si l’idée plaît, plusieurs spécialistes pointent le défi de réorganisation du travail dans nos sociétés que cela impose, et doutent de l’efficacité sociale et économique d’une telle mesure…
L’Urssaf de Picardie, l’entreprise Elmy et It Partners ont mis en place la semaine de quatre jours suivant des modalités différentes. Dans quelles conditions peut-elle représenter une amélioration pour les salariés ? Témoignages.
Entre ceux qui veulent travailler moins et ceux qui entendent travailler autant, mais en quatre jours au lieu de cinq, la semaine de quatre jours fait de plus en plus parler d’elle.
L’idée d’une semaine de travail sur quatre jours circule un peu partout en Europe. Y compris en France, où elle a déjà été expérimentée, il y a trente ans.
Portée par le puissant syndicat IG Metall, la semaine de 32 heures en quatre jours est plébiscitée par les Allemands. Mais face à l’inflation, les discussions avec le patronat se compliquent.
Expérimentée dans plusieurs pays d’Europe, cette organisation du travail qui offre une flexibilité accrue au salarié séduit des entreprises. La semaine de quatre jours peut-elle bientôt devenir une réalité pour la majorité des salariés ? Béatrice Madeline, journaliste au service Economie du « Monde », dresse le bilan des premiers retours d’expérience.
Mesure expérimentale, la possibilité de travailler 36 heures sur quatre jours n’a pas emballé, notamment parce que cela empêche de s’occuper des enfants. Preuve que ce changement est difficilement applicable sans réduction du temps de travail.
Alors que la semaine de quatre jours gagne du terrain, certaines études tendent à montrer que les employés seraient prêts à arrêter de télétravailler pour profiter d’un jour de repos en plus, rapporte la BBC.
Et maintenant… Structa. Cette PME industrielle a complètement réorganisé ses journées de travail pour être off le vendredi. Depuis près de deux ans, Cadremploi repère les entreprises qui passent à la semaine des 4 jours et en interrogent certaines sur la mise en place du jour off, comment elles compensent les heures non travaillées,… Chaque dirigeant explique pourquoi son entreprise a basculé et fait le bilan de cette répartition révolutionnaire du temps de travail. Travailler moins pour gagner autant, est-ce que ça marche dans la durée ? Et faire le même boulot en moins de temps, est-ce que ça a des inconvénients pour les salariés ? A étudier et à partager sans modération si votre employeur réfléchit à répartir différemment le temps de travail… Ou si vous cherchez à changer de vie.
Dans une décision du 24 mai, le tribunal administratif de Strasbourg confirme que les sapeurs-pompiers volontaires doivent être considérés comme des travailleurs, et donc que leur temps de travail hebdomadaire doit être encadré.
Le puissant syndicat de l’industrie soutient que la réduction du temps de travail peut être une solution pour lutter contre le manque de main-d’œuvre. Mais la proposition ne fait pas l’unanimité.
Selon Nicolas Schmit, les secteurs ayant « des difficultés à attirer » des employés doivent « devenir plus attractifs », notamment par cette mesure mise en place dans certaines entreprises.
Alors que la pandémie de coronavirus a réinterrogé la vie au travail et son organisation, le modèle de la semaine de quatre jours semble séduire de plus en plus de salariés et d’employeurs. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Espagne… Plusieurs pays ont décidé d’étudier et de tester cette nouvelle organisation du travail. Et la France, alors ?
La cheffe de file de la CGT recommande de s’inspirer des modèles expérimentés en Espagne et dans certaines entreprises françaises, comme le distributeur de matériel informatique LDLC.
Le 21 juin, trois table-rondes et des débats autour des thèmes suivants :
1/ “L’équilibre vie pro – vie perso : une illusion ?”
2/ “La semaine des 4 jours : oasis ou mirage ?”
3/ “Le temps libéré : une solution pour sauver la planète ?”
Une start-up parisienne a abandonné la semaine de 4 jours pour instaurer une quinzaine de 9 jours. Un jour off toutes les deux semaines, pourquoi c’est mieux qu’un jour off hebdo ? Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné avec le premier système ? Pourquoi cette répartition de la charge de travail sur 15 jours est meilleure pour l’entreprise et pour l’équilibre vie pro-vie perso des salariés ? Explications du co-fondateur de Figures, Virgile Raingeard.
Dans le viseur du gouvernement, qui en fait une contrepartie à sa réforme des retraites salée, la semaine de labeur condensée sur quatre jours suscite les espérances des salariés. Mais les bienfaits peinent à être confirmés par les expérimentations.
Travailler moins, pour polluer moins. De récents rapports sur le modèle de la semaine de travail de quatre jours montrent des effets positifs sur l’environnement. Explications.
Télétravail, semaines de quatre jours, horaires aménagés… Le travail devient de plus en plus flexible. Le congéisme est l’une des manifestations de ce phénomène. Il consiste à se servir de ses vacances ou de n’importe quel autre moment non-travaillé… pour avancer sur certaines tâches professionnelles.
L’Hexagone est le deuxième pays d’Europe où les salariés travaillent plus de 9h48 par jour, contre les 7h légales.
Seules 5 % des entreprises françaises ont osé se lancer dans cette organisation du temps de travail. La semaine de quatre jours est le nouveau défi que tente l’Institut Bergonié de Bordeaux, avec pour ambition de soigner toujours mieux ses patients, tout en soutenant ses soignants
Le sujet de la semaine de quatre jours a été lancé par le gouvernement en plein débat sur les retraites. Pour les économistes, le dispositif est pertinent à certaines conditions.