Le président d’OpenAI, premier membre du clan de Sam Altman à témoigner, a été accusé par l’avocat du PDG de Tesla de chercher avant tout à s’enrichir. Ses preuves ? Les écrits personnels de l’ingénieur.
Les robots policiers du chinois Aimoga Robotics, capables de gérer le trafic et de constater les infractions au stationnement, sont déjà déployés dans l’empire du Milieu. L’entreprise vient d’annoncer la signature d’un contrat portant sur 1000 exemplaires, dont 100 ont déjà été livrés.
Et si on ne posait pas la bonne question quand on s’inquiète de l’impact des intelligences artificielles sur l’emploi ? Au-delà des emplois potentiellement détruits ou créés, que restera-t-il, et que doit-il rester, à l’humain ? Loin de remplacer tous les cols blancs, les IA vont modifier le rôle dévolu à chacun, ce qui devrait mobiliser l’enseignement pour apprendre aux plus jeunes à devenir des opérateurs d’abondance.
Économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), cofondatrice de l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), Axelle Arquié déplore que la classe politique ne prenne pas la mesure des conséquences de l’intelligence artificielle (IA) sur le travail et notre modèle social. Un entretien à retrouver dans notre trimestriel La Vie ouvrière, d’avril 2026.
Tout comme les dessinateurs projeteurs ont vu leur métier transformé par la CAO/DAO, ou les secrétaires sténo-dactylos avec l’arrivée de la micro-informatique, c’est au tour d’une majorité de métiers de voir leurs missions évoluer grâce à l’assistance de l’IA. Les outils d’IA promettent du temps libéré pour des tâches plus valorisantes et stratégiques. Mais à quel coût humain ?
Quels risques l’IA fait peser sur les artistes, la création et l’industrie culturelle ? Pour répondre à ces questions, nous avons organisé la rencontre entre le journaliste et scénariste Pascal Chind, cofondateur du label Fabrication Humaine, et Louis de Diesbach, éthicien de l’IA qui a publié début avril Faussaires algorithmiques (L’Aube, 2026).
Sam Altman a-t-il dupé Elon Musk sur la nature non lucrative d’OpenAI ? Les audiences, qui démarrent ce lundi à Oakland, promettent quatre semaines de bataille judiciaire et de coups bas. «Libé» est le seul média français présent dans la salle.
72% des professionnels du droit et du chiffre utilisent l’IA dans leur activité. Pourtant, dans plus d’une structure sur deux, aucun cadre officiel n’a été posé. Ce paradoxe au coeur du baromètre Lefebvre Dalloz révèle une transformation silencieuse mais massive. Décryptage avec Sumi Saint Auguste.
Webdesigners, développeurs, traducteurs, consultants en cabinet de conseil… Les jeunes diplômés dont le métier est bouleversé par l’intelligence artificielle générative n’ont jamais autant peiné à décrocher leur premier job.
Multinationale du conseil, Accenture projette l’image d’une locomotive de la transformation numérique. Derrière cette façade : pression managériale systémique et surveillance numérique intrusive alimentent la montée des risques psychosociaux. Les militants de l’Ugict-CGT sonnent l’alarme.
Automatiser pour gagner en productivité ? Il s’agit presque d’une évidence pour les entreprises. Mais poussée à l’extrême, cette logique pourrait se retourner contre elles. Une étude récente décrit un piège économique où l’IA, en détruisant des emplois, finit aussi par éroder la demande.
De la performance au travail à l’indépendance financière, les attentes vis-à-vis de l’IA traduisent une aspiration à changer de trajectoire. D’après une étude d’Anthropic menée dans 159 pays, ces usages dépassent largement le simple gain de productivité.
Entré dans l’entreprise américaine en 2011, le docteur en économie de l’université d’Oxford estime que l’IA ne va pas entraîner un tsunami de licenciements.
Des solutions IA permettent d’automatiser la réalisation de comptes rendus de réunion ou d’entretien. Si elles permettent un vrai gain de temps, elles peuvent conduire à une intensification du travail, et poser des problèmes de confidentialité.
Elle représente une menace pour cinq millions de salariés en France, d’après une étude publiée le 1er avril par la compagnie d’assurance-crédit Coface et l’Observatoire des emplois menacés et émergents. L’intelligence artificielle (IA) inonde nos vies et enthousiasme les géants de la tech. Mais elle provoque aussi des suppressions d’emplois, dont les annonces se multiplient notamment aux États-Unis. En France, ce casse social est plus discret, mais il a déjà débuté. Rencontre avec deux Français qui expliquent comment l’IA a supprimé leur emploi, fait chuter leurs ressources et les a contraint à se réorienter.
L’idée de profiter des gains de productivité de l’IA pour travailler moins reste un impensé culturel, budgétaire et politique, juge l’économiste Thomas Breda dans sa chronique.
Alors que l’intelligence artificielle générative produit des textes, des images et des raisonnements toujours plus convaincants, une question éducative essentielle émerge : que signifie encore comprendre ? À l’ère de la surcharge informationnelle, former une « tête bien faite » ne consiste plus à accumuler des savoirs, mais à apprendre à juger de leur profondeur, de leur validité et de leur inscription dans le réel.
La fintech1Block, dirigée par le milliardaire et cofondateur de Twitter Jack Dorsey, a récemment déclaré qu’elle allait réduire ses effectifs de moitié (soit 4 000 postes en moins), pariant sur les gains de productivité promis par l’intelligence artificielle (IA). Cette annonce fait suite à d’autres plans de restructuration conduits en France, par exemple dans le secteur bancaire ou le conseil, et qui seraient consécutifs au remplacement de salarié·es par l’IA.
La chaîne franco-allemande fait de plus en plus appel à la machine pour créer les sous-titres en sept langues de ses programmes. D’ici à la fin de l’année, 50 % de son catalogue sera traduit à l’aide de l’intelligence artificielle, cantonnant les traducteurs à un fastidieux travail de « post-édition », payé moitié moins.
L’emploi dans les sociétés de programmation informatique, secteur où l’intelligence artificielle s’est le plus développée, recule pour la première fois depuis 2002, pointe une étude de l’Insee.
La révolution de l’IA se diffuse peu à peu dans les entreprises, le plus souvent par des initiatives individuelles… que tout le monde ne saisit pas forcément.
De futurs retraités sont déjà en train de former l’agent virtuel qui les remplacera après leur départ. D’autres apprennent leur métier grâce à l’intelligence artificielle. Avec le risque de perdre certains réflexes et du sens critique.
Une étude de Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents chiffre à 16 % les emplois en danger en France avec le décollage de l’intelligence artificielle. Les métiers de cols blancs, bien payés et dans les métropoles, sont les plus à risque.
Pour les dirigeants, l’IA est la technologie à ne pas rater. Mais qu’en pensent les autres salariés ? Un baromètre de Planeta Formación y Universidades et de l’institut espagnol GAD3 met en lumière un fossé marqué entre cadres et employés, particulièrement en France.
Le Parlement européen a adopté un rapport d’initiative demandant à la Commission de clarifier l’application du copyright à l’égard des plates-formes d’IA. Un cadre essentiel pour protéger la culture et la presse libre européennes, plaide David Cormand, rapporteur de ce texte.
GPT-4.5 a réussi à convaincre 73 % des évaluateurs qu’il était humain lors d’un test rigoureux en mars 2025. Or, savoir à qui l’on parle est très important, avec des enjeux notamment en termes de sécurité en ligne.