Webdesigners, développeurs, traducteurs, consultants en cabinet de conseil… Les jeunes diplômés dont le métier est bouleversé par l’intelligence artificielle générative n’ont jamais autant peiné à décrocher leur premier job.
Multinationale du conseil, Accenture projette l’image d’une locomotive de la transformation numérique. Derrière cette façade : pression managériale systémique et surveillance numérique intrusive alimentent la montée des risques psychosociaux. Les militants de l’Ugict-CGT sonnent l’alarme.
Automatiser pour gagner en productivité ? Il s’agit presque d’une évidence pour les entreprises. Mais poussée à l’extrême, cette logique pourrait se retourner contre elles. Une étude récente décrit un piège économique où l’IA, en détruisant des emplois, finit aussi par éroder la demande.
De la performance au travail à l’indépendance financière, les attentes vis-à-vis de l’IA traduisent une aspiration à changer de trajectoire. D’après une étude d’Anthropic menée dans 159 pays, ces usages dépassent largement le simple gain de productivité.
Entré dans l’entreprise américaine en 2011, le docteur en économie de l’université d’Oxford estime que l’IA ne va pas entraîner un tsunami de licenciements.
Des solutions IA permettent d’automatiser la réalisation de comptes rendus de réunion ou d’entretien. Si elles permettent un vrai gain de temps, elles peuvent conduire à une intensification du travail, et poser des problèmes de confidentialité.
Elle représente une menace pour cinq millions de salariés en France, d’après une étude publiée le 1er avril par la compagnie d’assurance-crédit Coface et l’Observatoire des emplois menacés et émergents. L’intelligence artificielle (IA) inonde nos vies et enthousiasme les géants de la tech. Mais elle provoque aussi des suppressions d’emplois, dont les annonces se multiplient notamment aux États-Unis. En France, ce casse social est plus discret, mais il a déjà débuté. Rencontre avec deux Français qui expliquent comment l’IA a supprimé leur emploi, fait chuter leurs ressources et les a contraint à se réorienter.
L’idée de profiter des gains de productivité de l’IA pour travailler moins reste un impensé culturel, budgétaire et politique, juge l’économiste Thomas Breda dans sa chronique.
Alors que l’intelligence artificielle générative produit des textes, des images et des raisonnements toujours plus convaincants, une question éducative essentielle émerge : que signifie encore comprendre ? À l’ère de la surcharge informationnelle, former une « tête bien faite » ne consiste plus à accumuler des savoirs, mais à apprendre à juger de leur profondeur, de leur validité et de leur inscription dans le réel.
La fintech1Block, dirigée par le milliardaire et cofondateur de Twitter Jack Dorsey, a récemment déclaré qu’elle allait réduire ses effectifs de moitié (soit 4 000 postes en moins), pariant sur les gains de productivité promis par l’intelligence artificielle (IA). Cette annonce fait suite à d’autres plans de restructuration conduits en France, par exemple dans le secteur bancaire ou le conseil, et qui seraient consécutifs au remplacement de salarié·es par l’IA.
La chaîne franco-allemande fait de plus en plus appel à la machine pour créer les sous-titres en sept langues de ses programmes. D’ici à la fin de l’année, 50 % de son catalogue sera traduit à l’aide de l’intelligence artificielle, cantonnant les traducteurs à un fastidieux travail de « post-édition », payé moitié moins.
L’emploi dans les sociétés de programmation informatique, secteur où l’intelligence artificielle s’est le plus développée, recule pour la première fois depuis 2002, pointe une étude de l’Insee.
La révolution de l’IA se diffuse peu à peu dans les entreprises, le plus souvent par des initiatives individuelles… que tout le monde ne saisit pas forcément.
De futurs retraités sont déjà en train de former l’agent virtuel qui les remplacera après leur départ. D’autres apprennent leur métier grâce à l’intelligence artificielle. Avec le risque de perdre certains réflexes et du sens critique.
Une étude de Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents chiffre à 16 % les emplois en danger en France avec le décollage de l’intelligence artificielle. Les métiers de cols blancs, bien payés et dans les métropoles, sont les plus à risque.
Pour les dirigeants, l’IA est la technologie à ne pas rater. Mais qu’en pensent les autres salariés ? Un baromètre de Planeta Formación y Universidades et de l’institut espagnol GAD3 met en lumière un fossé marqué entre cadres et employés, particulièrement en France.
Le Parlement européen a adopté un rapport d’initiative demandant à la Commission de clarifier l’application du copyright à l’égard des plates-formes d’IA. Un cadre essentiel pour protéger la culture et la presse libre européennes, plaide David Cormand, rapporteur de ce texte.
GPT-4.5 a réussi à convaincre 73 % des évaluateurs qu’il était humain lors d’un test rigoureux en mars 2025. Or, savoir à qui l’on parle est très important, avec des enjeux notamment en termes de sécurité en ligne.
C’était un thème de science-fiction et c’est désormais objet d’engouement pour la tech’ et certains domaines de l’industrie. Dans le podcast « Les Echos de l’IA », Marina Alcaraz et ses invités s’interrogent sur le développement de ces robots à l’apparence humaine, qui évoluent de plus en plus vite grâce à l’Intelligence Artificielle.
Face à l’essor des intelligences artificielles, de plus en sophistiquées et efficaces, l’universitaire Isabelle Barth s’interroge sur notre capacité à occuper intelligemment le temps gagné grâce à l’IA. Saurons-nous continuer à créer, réfléchir, apprendre, échanger ? Ou laisserons-nous notre cerveau se laisser dominer ?
L’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur rend compte d’une recherche instructive ayant utilisé l’intelligence artificielle pour mesurer les conséquences massives de l’industrialisation de la chaussure en Angleterre au XIXᵉ siècle.
Dans son livre « Ne faites plus d’études. Apprendre autrement à l’ère de l’IA » (Editions Buchet-Chastel), Olivier Babeau et son co-auteur, Laurent Alexandre, dresse un état des lieux des opportunités et des menaces que pourrait représenter l’intelligence artificielle dans la sphère professionnelle.
L’intelligence artificielle va bouleverser le marché du travail. Et s’il s’agissait d’une occasion historique pour l’économie française de transformer plusieurs de ses vulnérabilités en atouts, s’interroge Antoine Levy ?
Un chercheur américain du Georgia Institute of Technology, David Joyner, leur a trouvé un surnom : les « végans de l’IA », résume Le Monde, qui a discuté avec des étudiants et jeunes actifs boycottant l’IA. À l’image du véganisme, précise le chercheur, les motivations chez ceux qui « adoptent un régime sans IA » sont souvent éthiques, morales et environnementales.
Pour espérer grimper les derniers échelons de la direction, les cadres supérieurs de ce géant du conseil n’ont désormais plus le choix : ils doivent prouver qu’ils maîtrisent et utilisent régulièrement les outils d’IA.
Les robots humanoïdes, ces appareils bardés de capteurs et capables de réaliser des tâches avec une grande dextérité, dépassent désormais largement le stade de prototypes. Testés en usine, dans des entrepôts logistiques et même en magasin, ils seront bientôt déployés à grande échelle aux côtés des humains… voire à leur place. Chronique d’une nouvelle révolution industrielle.