Le Smic augmente dès cette semaine. Qu’en est-il des autres salaires ? #Salaires
Comme annoncé par le gouvernement, le salaire minimum augmente ce 1er novembre. Quelles conséquences directes pour les salariés ?
Comme annoncé par le gouvernement, le salaire minimum augmente ce 1er novembre. Quelles conséquences directes pour les salariés ?
Encouragé par un récent rapport sur les limites des exonérations de cotisations sur les salaires, le gouvernement veut économiser sur ce système qui coûte 75 milliards d’euros. La gauche et les syndicats applaudissent, la droite et le patronat redoutent des destructions d’emplois.
L’augmentation des salaires reste inférieure à l’inflation
L’augmentation des salaires est restée inférieure à celle des prix en 2023. Un salarié du privé gagnait en moyenne 2.735 euros net par mois, selon l’Insee. Le net reflux de l’inflation cette année va permettre de récupérer une partie du terrain perdu.
Portée par une directive de l’Union Européenne, la transparence des salaires s’impose comme un horizon certain pour les entreprises. Une petite révolution aux grandes répercussions pour les employeurs comme leurs salariés, auxquelles notre expert Virgile Raingeard, spécialiste de la rémunération, assiste aux premières loges. À commencer par la recherche d’un modèle de rémunération plus juste de la part des organisations.
L’annonce d’une revalorisation anticipée du smic de 2%, début novembre, remet un coup de projecteur sur le problème des minimas de salaires dans les branches professionnelles et l’écrasement des grilles de classifications.
Un empilement de dispositifs réduisant le «coût du travail» contribue à décourager les employeurs d’augmenter les salariés au niveau du smic. Promettant de «revaloriser» le travail, Michel Barnier pourrait s’inspirer d’une proposition visant à lisser davantage ces exonérations.
Lors de la passation de pouvoirs ce 22 septembre 2024, le remplaçant de Bruno Le Maire a déclaré vouloir un salaire « décent » pour tous les Français qui travaillent.
Mandatés par le gouvernement Borne, les économistes Antoine Bozio et Etienne Wasmer ont planché sur la meilleure façon de soutenir les salaires intermédiaires, en revoyant les exonérations de cotisations sociales pour les entreprises. Quitte à augmenter le coût du travail au niveau du SMIC.
Depuis un arrêté du 23 juin, 160 000 salariés de ce secteur « essentiel » devaient enfin toucher les 183 euros du Ségur. Faute de financements suffisants versés par l’État comme des départements, les employeurs ne sont pas en mesure de la leur verser.
Depuis 30 ans les gouvernements successifs ont cru résoudre le problème de la rémunération du travail en réduisant son coût pour l’entreprise.
Le constructeur aéronautique américain a annoncé dimanche avoir conclu un accord de principe avec un syndicat représentant plus de 32.000 salariés dans la région de Seattle et de Portland. Il pourrait lui permettre de désamorcer un appel à une grève d’ampleur prévue le 13 septembre.
Les salariés sont-ils satisfaits de leur salaire ? Et surtout, le comprennent-ils ? La réponse est non. C’est ce qu’explique Elise Penalva-Icher, professeure des universités en sociologie, dans son livre, « La frustration salariale : à quoi servent les primes ? » (Ed. Sorbonne Université Presses). Elle nous donne quelques pistes, qui pourraient être utiles aux RH et aux managers.
Selon une enquête du groupe WTW, les salaires devraient progresser de 3,6 % en 2025, après 3,8 % en 2024.
Pour Fabienne Picardat, directrice de France travail (ex-Pôle emploi) en Maine-et-Loire, les entreprises doivent être à l’écoute des attentes des candidats : flexibilité des horaires, sens donné au travail.
Le Nouveau Front populaire propose un Smic net à 1 600 euros. L’expérience des pays voisins montre qu’il n’y a pas eu de vaste destruction de postes. La comparaison doit être prise avec prudence, les marchés du travail étant différents.
Chef d’entreprise à la tête d’une PME, Güney Degerli plaide, dans une tribune au « Monde », pour une augmentation du salaire minimal, afin de stopper « ce sentiment de déréliction des salariés » qui nourrit la montée de l’extrême droite.
Le salaire minimum est-il suffisant pour vivre décemment ? Pas toujours. Dans certains pays, celui-ci est trop faible ou carrément inexistant. En France, le fameux SMIC est bien en place, mais n’a pas évolué au même rythme que le coût de la vie, si bien que les écarts de rémunération se sont creusés au fil du temps. Un état de fait qui laisse entrevoir à notre experte Laetitia Vitaud une question : les entreprises doivent-elles se contenter des rémunérations légales ou viser des salaires plus « justes » ?
Décryptage des mesures proposées par le Rassemblement National, Renaissance et le Nouveau Front Populaire, pour nos salaires.
La mention obligatoire du salaire sur les offres d’emploi, ce n’est plus pour la saint Glinglin. D’ici 2026, les entreprises françaises de plus de 100 salariés devront avoir transposé la directive européenne du 10 mai 2023 leur imposant davantage de transparence salariale. L’objectif affiché ? L’équité des rémunérations entre les salariés, rien que ça. A quoi faut-il s’attendre de façon réaliste ? Les réponses de deux expertes.
Principale mesure annoncée par la majorité présidentielle pour soutenir le pouvoir d’achat des Français, la hausse du plafond à 10 000 euros de la prime de partage de la valeur peine à convaincre.
Une étude témoigne de la difficulté des femmes à négocier leur rémunération. Quelles sont les raisons ? Et surtout, comment remédier à la situation ?
A l’appel de l’intersyndicale, des journalistes, employés, ouvriers de l’imprimerie ont cessé le travail, empêchant la diffusion du journal en kiosque, vendredi 21 juin. Au cœur des revendications, des questions salariales, mais aussi stratégiques alors que le titre de presse français le plus diffusé s’est porté candidat à l’obtention d’une fréquence TNT.
Souvent pointé du doigt, l’effet de « trappe à bas salaires » n’est pas la principale explication au tassement des grilles de rémunération, démontre une enquête de Rexecode menée auprès des entreprises.
Trois acteurs de l’économie sociale et solidaire publient un baromètre des salaires du secteur jeudi 13 juin 2024. Le but : faire le point pour aider les recruteurs comme les candidats à avoir une meilleure idée des salaires, et encourager la professionnalisation du secteur, qui compte pour 10 % du PIB français.
Alors que les rémunérations des patrons du CAC 40 atteignent des montants stratosphériques, Michelin appelle à la décence, mais juste à propos de celles de ses salariés. Et les primes JO dans tout ça ?
Les économistes Denis Ferrand et Jérôme Gautié dégonflent la dramatisation du débat autour de la « smicardisation » mais s’inquiètent des effets délétères que le tassement salarial peut entraîner à long terme.
C’est le revers (logique) de la médaille : pendant que les actionnaires et les rentiers s’enrichissent, les salariés ont de plus en plus de mal à récolter le fruit des richesses qu’ils produisent.
Chaque année, la rémunération des grands patrons des entreprises françaises suscite de vives réactions. L’annonce récente de l’augmentation du salaire du PDG du groupe automobile Stellantis, Carlos Tavares, n’y a pas échappé.
Dans une étude publié le 30 avril, Oxfam calcule que «en 2022, les PDG du CAC40 ont ainsi gagné en moyenne 130 fois plus que leurs salariés». Les industriels n’échappent pas à cette réalité : Stellantis, Dassault Systèmes et EssilorLuxottica apparaissent dans les cinq premières entreprises du classement établi par l’ONG.