Un employeur peut-il refuser le retour au bureau d’un salarié en 100% télétravail ? Un avocat nous répond #Télétravail
Certains salariés peuvent se voir refuser le droit de revenir en présentiel selon leur régime de télétravail. Décryptage.
Certains salariés peuvent se voir refuser le droit de revenir en présentiel selon leur régime de télétravail. Décryptage.
Le coût d’un jour de télétravail tiendrait-il dans 2,70 euros, le plafond fixé par l’Urssaf ? L’économiste Stéphane Lalut revient sur le transfert de coûts du travail assumés par l’entreprise vers les ménages.
La soi-disant fin du télétravail fait régulièrement l’objet d’articles dans la presse. La réalité est nettement plus nuancée, selon une étude de l’Association pour l’emploi des cadres.
En difficulté, Stellantis engage un virage social majeur en demandant à plusieurs dizaines de milliers de salariés en Europe de revenir progressivement travailler à 100 % en présentiel.
Il n’y a pas de retour en arrière concernant la pratique du télétravail dans les entreprises, affirme une étude de l’Association pour l’emploi des cadres publiée ce jeudi 12 mars. Seuls 9 % des sociétés ont réduit ou supprimé la possibilité de travailler à distance en 2025.
Près de 10 % des employeurs ont réduit l’accès de leurs salariés au travail à distance en 2025. Une tendance qui révèle une volonté de rééquilibrage plutôt qu’un rétropédalage sur cet acquis de l’ère Covid.
En dépit de quelques cas très médiatisés, comme Ubisoft, une étude de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) publiée ce jeudi révèle que la majorité des entreprises ne sont pas revenues en arrière sur leur politique de télétravail en 2025.
Si le travail hybride, à distance et sur place, est entré dans les mœurs, le droit du travail ne s’est pas encore totalement adapté à l’ensemble des situations qu’il génère, estime le juriste Jean-Emmanuel Ray dans sa chronique.
Si les décideurs politiques souhaitent sérieusement lutter contre le déclin démographique, ils devraient considérer le travail à distance comme un outil utile, estime l’économiste Cevat Giray Aksoy, dans une tribune au « Monde ».
Depuis deux ans, entreprises et régulateurs s’interrogent : faut-il revenir au bureau ? Réduire le télétravail ? Réimposer un cadre plus strict ? Comme si le modèle lui-même posait problème.
Selon plusieurs études, le télétravail permet de réduire la fatigue et le stress des salariés, tout en favorisant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Une étude de l’université de Stanford montre que le télétravail en couple augmenterait le taux de fécondité de 14%.
Si les agents publics ont moins recours au télétravail que dans le privé, ils en tirent davantage de bénéfices, selon une étude publiée par la DGAFP.
Fort de 25 ans d’ancienneté, cet agent administratif a fait l’objet d’une procédure disciplinaire avant d’être remercié par l’hôpital qui l’employait.
En 2024, rapporte l’Insee, un salarié francilien sur trois télétravaille au moins un jour par semaine, contre 18 % au niveau national.
Ces néobanques ne regrettent clairement pas de laisser leurs salariés travailler à distance.
Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage, disait l’adage. On n’en est donc là, sur le télétravail ? À cause de lui, les salariés seraient moins productifs, passeraient plus de temps à laver leur linge ou faire leurs courses plutôt qu’à travailler ? On aurait moins d’innovation, de liens sociaux et une coopération en chute libre ?
En revenant en arrière sur le télétravail dès juin dernier, Société Générale semble avoir ouvert une brèche dans les banques. Crédit Agricole SA va durcir ses règles d’organisation du télétravail sans toucher au quota de jours autorisés. Des initiatives scrutées de près.
C’est par un courriel de leur PDG, fin 2025, que les salarié·es ont appris la restriction du télétravail de deux à un jour par semaine. Un signal inquiétant alors que le groupe, principale place boursière de la zone euro, est en train de se doter d’un comité européen d’entreprise.
A l’instar de Stellantis, qui appelle ses salariés aux Etats-Unis à revenir travailler au bureau à temps plein, de nombreuses entreprises sonnent le glas du distanciel. Mais face au télétravail, tous les secteurs ne sont pas égaux.
Le constructeur automobile souhaite revenir progressivement sur le dispositif mis en place il y a plusieurs années par l’ex-patron Carlos Tavares. Des discussions vont s’ouvrir, et elles s’annoncent animées.
Rencontre avec Karima Silvent, secrétaire générale adjointe du groupe AXA, notamment chargée des ressources humaines. Parmi les sujets qui font parler au sein de l’assureur : le changement de politique sur le télétravail.
Selon une nouvelle étude, la fécondité est supérieure lorsque les deux partenaires travaillent à domicile un ou plusieurs jours par semaine. La raison ? Un meilleur équilibre entre la vie personnelle et professionnelle.
Alors que certaines entreprises aux Etats-Unis renoncent au télétravail, les employés américains ont plus de chances de travailler à distance dans certaines catégories d’entreprises.
Les responsables des ressources humaines reconnaissent que le fait de forcer des employés hautement qualifiés à retourner au bureau peut les inciter à quitter leur emploi.
Se concentrer sur son travail, faire une « pause » lessive, puis vaisselle ? C’est la journée assez représentative d’une cadre, dans une enquête qui confirme que le télétravail aggrave et invisibilise les inégalités femmes-hommes.
Trois organisations syndicales ont annoncé leur volonté de mandater une expertise externe. Faute d’accord avec les représentants du personnel, la direction a publié son nouveau cadre de travail de façon unilatérale.
De l’outil de reporting aux mouchards électroniques en passant par les indicateurs de présence, la palette des outils de surveillance de l’activité des télétravailleurs est large. Quelle approche retenir ?
La banque a présenté sa nouvelle charte qui durcit sensiblement les mesures de travail à distance, conformément aux annonces du directeur général Slawomir Krupa en juin dernier. Elle ne concerne toutefois pas toutes les filiales du groupe.
Les entreprises qui reculent sur le télétravail doivent proposer des contreparties pour minimiser la déception de leurs collaborateurs. Quitte à redessiner l’organisation du travail.
Priés d’être plus présents au bureau, les salariés se retrouvent parfois sans poste de travail disponible. Ou alors dans des open spaces très bruyants. Pour faire passer la pilule, les employeurs se voient contraints d’investir un minimum.